Face à la christianophobie, l’abbé Pradel ne cède pas

Face à la christianophobie, l’abbé Pradel ne cède pas

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église Saint-Sylve profanation
L’église de Saint-Sylve a été victime de dégradations durant le nuit du 2 mai. Tag et incendie sont venus endommagé la façade de l’édifice

La christianophobie se fait monnaie courante actuellement ; beaucoup pourraient même croire que c’est une activité à la mode, tant les faits divers se multiplient. C’est ainsi qu’à Toulouse, l’église Saint-Sylve, érigée dans le quartier Marengo il y a plus d’un siècle, a été la cible de vandalisme. Murs tagués, mise à feu d’une poubelle projetée contre la porte du bâtiment, la violence du geste est extrême…

Nous avons rencontré l’abbé Pradel, nullement impressionné par cet acte, mais quelque peu dépité. Nous confiant sa tristesse face à l’attaque de sa paroisse, il nous a renseigné avec émotion sur une affaire bien trop souvent passé sous silence.

Concernant le tag inachevé, sur le mur attenant à la porte « La seule église qui… » il nous livre une analyse intéressante. En effet, il apparaît que ce début de phrase correspond à l’expression suivante : « La seule église qui illumine est celle qui brûle« : une expression très utilisée dans les milieux anarchistes. Nous pouvons notamment la retrouver dans divers cas de vandalisme ailleurs sur le territoire national. Souvent, elle est d’ailleurs accompagnée de l’éternel « Ni Dieu, ni Maîtres« .

Rappelant que la revendication politique peut aussi passer par des actes non violents, l’abbé Pradel se refuse à être entraîné par la haine qu’insuffle ces groupes. Remarquant fort justement que la religion ne laisse plus indifférent, il n’en reste pas moins solidaire avec son quartier, pour lequel il avait déjà officié dans la rue après avoir été obligé d’évacuer suite à une alerte à la bombe !

Après le choc temporaire quoi que légitime des paroissiens, la reconstruction vint : les traces de cette vindicte ne sont déjà plus visibles. Le religieux terminait d’ailleurs notre entretien par un message aux vandales : « Je prie pour vous ! ».

L’enquête est toujours en cours…