Renaud Camus constate « le Grand Remplacement » à Toulouse

Renaud Camus constate « le Grand Remplacement » à Toulouse

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La première conférence organisée par le Cercle des Capitouls se tenait hier à Toulouse, au Clocher de Rodez. Un peu plus de 100 personnes se sont réunies pour écouter, durant plus de deux heures, l’écrivain Renaud Camus prononcer un discours qui ressemblera très certainement à celui qu’il donnera à la prochaine réunion de l’Iliade. Grand styliste, Renaud Camus est aussi connu pour avoir décrit notre état présent, en un syntagme rentré dans le langage courant : « Le Grand Remplacement ». C’est bien du Grand Remplacement dont il était question hier soir. L’écrivain a précisé que le Grand Remplacement n’est pas plus une « théorie », qu’un « concept » philosophique. Il s’agit très précisément d’un constat, visible pour qui prendrait la peine de simplement ouvrir les yeux. Notre civilisation se meurt, elle est remplacée.

Renaud Camus estime qu’il n’y a plus qu’une ligne de fracture, celle qui oppose les « remplacistes » aux « anti-remplacistes ». Le « remplacisme » est un phénomène qui emprunterait tant au fordisme qu’à l’antiracisme dans son stade sénile. Sorte de Némésis du racisme biologisant de l’Allemagne nazie, le « remplacisme » voudrait que les hommes soient interchangeables, et donc remplaçables. En réaction au traumatisme causé par la seconde guerre mondiale, les Européens ont décidé de sortir de l’histoire, sans regimber, sans réaction. Ils ont oublié ce qu’ils étaient. Le « remplacisme » ne vaut d’ailleurs pas que pour le peuple, mais aussi pour notre culture. Préalables au changement de peuple ; la disparition de nos traditions, la destruction de notre culture et l’absorption de nos paysages ruraux dans la grande banlieue ont créé les conditions de l’effacement progressif de notre être au monde, et, donc, la perte des défenses immunitaires qui pourraient nous permettre de résister à cette invasion. Le remplacisme est un globalisme, une idéologie totalitaire et totalisante.

Pour Renaud Camus, l’antiracisme maladif des sociétés occidentales contemporaines constituerait la « deuxième carrière d’Adolf Hitler », aux conséquences historiques plus graves encore. Adolf Hitler serait devenu le butoir de toutes les conversations, le point terminal des débats actuels. Quiconque voudrait critiquer l’immigration serait immédiatement taxé de « nazisme ». Ce qui, encore hier, était une réalité, tend aujourd’hui à s’estomper sous les assauts du réel. Pendant longtemps, la référence aux « heures les plus sombres de notre histoire » fut l’argument ultime pour faire taire un adversaire du Grand Remplacement. Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui. Les attaques terroristes des dernières années, les viols de masse de Cologne, les concessions islamiques des quartiers « populaires » desquels ont été chassés les Français les plus populaires, les émeutes régulières, la violence permanente, en somme ce que Renaud Camus appelle la « Nocence », par opposition à l’ « In-No-Cence », ont ouvert des yeux qui se refusaient auparavant à voir.

Désormais, la référence aux années 30 permet aux réfractaires au changement de peuple d’expliquer ce que sont les véritables partisans du remplacisme, c’est-à-dire des collaborateurs du changement de civilisation en cours. Renaud Camus comparait d’ailleurs hier le pacte « germaco-turc » relatif au sort des « migrants », au pacte « germano-soviétique ». Islamistes et remplacistes ont conclu un pacte de non agression. La présence islamiste en France n’est qu’une conséquence du Grand Remplacement en cours. Un danger dérivé, mais un danger en soi. Sommet de l’iceberg du Grand Remplacement, l’islamisme craquelle la fiction mortifère que nous serine la bien-pensance politico-médiatique.

Ils sont nombreux à se rendre complices, à collaborer avec l’envahisseur. Remplacistes et remplaçants marchent main dans la main. Problème, nos remplaçants ne sont pas remplacistes. Ils savent ce qu’ils sont, qui ils sont. Le racisme a échoué de très peu à détruire la civilisation européenne dans les années 30, peut-être l’antiracisme y parviendra-t-il aujourd’hui ?

Renaud Camus estime les deux idéologies très proches. L’une voudrait tout attribuer à la « race », l’autre la dépouiller de tout. À tel point qu’il n’est même plus possible de prononcer le mot race, pourtant polysémique, sans risquer un procès lyssenkiste. La criminalisation de l’usage de ce mot participe d’un oubli de notre culture. Comme le rappelait hier monsieur Camus, le mot race est un des mots les plus riches de notre langue. Il a été utilisé dans toute notre littérature, de Racine à Pascal, en passant par Baudelaire. « Ceux qui prétendent que les races n’existent pas sont de piètres linguistes » disait hier l’écrivain. Le mot « race » est, de son point de vue, indispensable à la défense de notre identité, autant dire de notre liberté. L’antiracisme serait une notion au mieux pervertie, au pire meurtrière. Car, en effet, tout ce qu’il pourrait y avoir de bon dans ce concept se trouve déjà dans la morale.

Serions-nous rendus à n’être plus que des veaux élevés sous des machines de fer dans l’attente d’être dévorés par des loups ?