Cette fois-ci, ils sont arrivés !

Cette fois-ci, ils sont arrivés !

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Dans la nuit deux cars remplis de migrants en provenance de Calais ont débarqué en Haute-Garonne. A leur bord, 29 passagers clandestins ont fait étape au Pavillon Junod dans le quartier Casselardit cette nuit entre minuit et 1 heure du matin. Originaires d’Afghanistan et du Maroc ils sont descendus du bus devant un attroupement de journalistes et de photographes qui les attendaient. Peu avant 10 heures, 37 autres occupants se sont rendus, cette fois-ci dans le quartier des Pradettes, où se trouve un centre géré par l’association ADOMA, qui lutte pour la réinsertion par le logement.

Stéphagne Daguin, secrétaire général de la Préfecture du département leur a souhaité « la bienvenue ». La situation actuelle se veut provisoire en attendant de faire le point sur leurs projets et leur situation.

Une heure plus tard c’est Luchon qui a vu 21 clandestins supplémentaires arriver, se rajoutant à la cinquantaine déjà présente dans le centre de vacances appartenant à EDF. Une vingtaine d’autres arriveront dans quelques temps.

Une centaine d’autres sont encore attendus à Toulouse, 38 à Saint-Gaudens et une trentaine à Cazères, dans le sud du département d’ici la fin de l’année. « Les jours d’accueil ne sont connus que par Carole Delga et le Préfet » nous confie un élu du Conseil Régional. Les mairies contactées, n’ont pas plus d’informations. Ils se tiennent prêt à tout moment pour les recevoir. Mais pour un proche de la mairie de Toulouse, « les migrants n’auraient pas massivement choisi notre région ». Ayant trois choix de régions possibles, l’Occitanie n’est pas très prisée. Trop loin de l’Angleterre et l’Allemagne. Cependant, comme les préfets qui imposent ces demandeurs d’asile dans les mairies, les quotas donnés de migrants par régions ne laisseront guère de choix pour certains.

Majoritairement issus d’Afghanistan et du Soudan, ce sont essentiellement des hommes seuls, sans famille qui vivent désormais dans nos rues, après un long séjour dans la jungle de Calais, où mafias, affrontements, viols et incendies faisaient partie du quotidien de ces « réfugiés »