L’UNI présente au meeting de François Fillon, il y a une semaine...

L’UNI présente au meeting de François Fillon, il y a une semaine : de fil en aiguille, les préférences se tissent

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Le mardi 25 octobre dernier, les jeunes de l’UNI Toulouse étaient présents au meeting de François Fillon, à Toulouse. Retour sur cette rencontre fort appréciée par les étudiants présents.

C’est dans la salle Mermoz, grande et excentrée, que François Fillon fit salle comble pour ce meeting. Toulouse n’est pas pour lui une étape anodine : fort bastion de gauche, et centre-droit lorsque nous avons de la chance, les candidats de droite ne sont pas les plus plébiscités. Or, il n’a suffi que de quelques instants pour ressentir la chaleur de cette salle, à l’aise avec le candidat.

L’UNI, un « poil à gratter de la droite » au diapason de la « musique Fillon ».

L’UNI est l’organisation étudiante de droite présente dans les écoles, lycées et universités. Son rôle dans la Primaire de la droite est d’accentuer le débat et participer aux meetings afin de faire montre d’irrévérence envers les idées molles et de profond accord envers les idées bien plus en adéquation avec leurs idéaux. Force est de constater leur accord sur l’immense majorité des mesures qu’il a développées dans ce meeting, bien que le thème de l’université n’ait pas été directement évoqué.  Un des jeunes s’explique : « la musique Fillon est une mélodie qui berce d’espoirs, croyons-y ! Rêvons ».

Retour sur un programme ambitieux, réfléchi et méthodique

Ce qui a été remarqué d’emblée est la méthode avec laquelle s’est déroulée cette discussion. Tout d’abord, le thème de la liberté a été abordé, avant d’entamer ensuite l’autorité sans laquelle la liberté n’a pas de marge de manœuvre. C’est en jonglant avec ces deux notions clés de la droite que François Fillon parvient à créer une véritable méthode.

Le phare de cette liberté tient à cinq points : libérer les entreprises de leur corset de cotisations sociales par l’alignement du régime fiscal des commerçants, artisans et indépendants sur celui des autoentrepreneurs ; rendre aux étudiants la fierté d’être l’Université comme dans le monde professionnel et redonnant à cette branche toute l’ampleur et le prestige d’en faire partie ; alléger les pressions pesant sur le monde agricole et ses contraintes ; alléger la pression fiscale pesant sur les ménages ; restaurer les 39 heures dans la fonction publique et supprimer les 35h pour valoriser la notion de travail.

L’autorité quant à elle sera soutenue, pour le candidat, par une série de propositions sur deux pans : celui de la lutte contre l’islamisme radical et celui de la notion de discipline à l’école. D’une part du côté de la lutte contre l’islamisme radical : la mise en place d’un quota d’immigration voté tous les ans de manière transparente par l’Assemblée. D’autre part du côté de la discipline à l’école, l’avancée de l’âge d’entrée à l’école à 5 ans et le retour à une vêture homogène entre les écoliers. Du point de vue de la politique familiale, sont proposés avec enthousiasme l’universalité des allocations familiales et la stricte interdiction de la GPA, l’ouverture de la PMA aux seuls couples hétérosexuels. Le public « Sens commun », présent en nombre, est venu plébisciter le candidat face à ces prises de position courageuses et équilibrées.

Tout autant de mesures phares que d’axes concrets de politiques à mener, comme méthode rigoureuse de réflexion autour de cet idéal qu’est la liberté et de cette nécessité qu’est l’autorité pour permettre la liberté. L’un sans l’autre revient à mener un projet incomplet. L’un avec l’autre rend compte d’un sérieux et d’une dynamique comprise, d’un enjeu saisi : à la mesure de la réaction de la salle Mermoz s’est trouvée l’adhésion à ce projet de bon sens, que nous avons en commun.

 

Marie Glinel, responsable de l’UNI31