Caillassés aux Arènes, la grogne des pompiers et des policiers perdure à...

Caillassés aux Arènes, la grogne des pompiers et des policiers perdure à Toulouse

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Crédit photo : N.B/Infos-Toulouse

En pleine intervention, un équipage de pompier, rejoint par la police a été attaqué par divers projectiles dans le quartier des Arènes à Toulouse, lundi soir. Pas de quoi apaiser la colère des fonctionnaires qui demandent toujours plus de moyens et de sécurité. Une nouvelle manifestation a rassemblé plus de 200 personnes hier soir.

Dans la nuit de lundi à mardi, une équipe d’intervention des sapeurs-pompiers de Toulouse  a subi un guet-apens dans le quartier des Arènes. Rejoins par la suite par une voiture de police afin d’escorter l’équipage, une pluie de projectiles s’est abattue sur les fonctionnaires, obligés de quitter les lieux plus vite que prévu. Un évènement de plus qui ne calme pas la colère de ces professions déjà en grève depuis maintenant plus d’un mois.

Le soir même, plus de 200 policiers toulousains, albigeois, soutenus par des infirmiers et des pompiers, ainsi qu’un bon nombre de lambdas ont défilés vers 22h30 jusqu’à la Préfecture. Un mouvement qui ne s’essouffle toujours pas après plus d’un mois de mobilisation dans la ville rose.

Reçus peu avant le rassemblement par le cabinet du Préfet, les leaders de la fronde ont qualifié cette réunion de « mascarade » et ont annoncé la création d’une association, le CLIP 31 (Collectif Libre et Indépendant de la Police 31). Cette organisation aura pour but de « structurer le mouvement de contestation et d’unir les différentes voix pour être davantage entendues », nous explique l’un des portes paroles, qui assure veiller à leur indépendance. « Nous tenons à réaffirmer son caractère asyndical et apolitique, chacun est le bienvenu dans le respect des statuts bientôt consultables sur notre site www.clip31.fr ».

« Nous ne lâcherons pas tant que nous ne serons pas entendus. S’il faut être ici encore dans un mois, deux mois nous seront là ! » lance un policier au mégaphone sur les marches du Monument aux Morts de François Verdier, où après une Marseillaise, le cortège a pris le chemin de la Préfecture pour scander quelques slogans sous les fenêtres du Préfet, avant de clore le rassemblement par des traditionnels remerciements aux participants et entonné une dernière fois l’hymne national.