Marie-Christine Parolin, l’ambassadrice du Volvestre

[Portrait d’élu 1/7] Marie-Christine Parolin, l’ambassadrice du Volvestre

1009
PARTAGER

Il y a un an, plus de 4 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire une nouvelle majorité au Conseil Régional de la nouvelle région. Suite à la réforme territoriale de 2015, les territoires du Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ne font aujourd’hui plus qu’un, dirigé par l’ancienne secrétaire d’Etat socialiste, Carole Delga. Le résultat de ce scrutin a vu le Front National écraser les Républicains menés par le contesté Dominique Reynié. Fort de 40 élus, le groupe représenté par France Jamet tient en son sein 7 conseillers régionaux originaires de Haute-Garonne sur la liste de Louis Aliot.

Tout au long de la semaine, Infos Toulouse présentera chaque jour un élu d’opposition issu du département afin de mieux connaître ceux qui nous représente. Aujourd’hui, Marie-Christine Parolin est à l’honneur. Septième sur la liste du département, la candidate, qui s’était déjà illustrée sur le canton d’Auterive avec Henri Vimeux en arrivant au second tour avec plus de 42% des suffrages lors des dernières élections départementales, a obtenu sa première élection grâce à Louis Aliot, le dimanche 13 décembre 2015.

Marie Christine Parolin, pouvez-vous présenter votre parcours ?  

J’ai pris ma carte au Front National en 1991 où j’assistais déjà aux meetings. Il y a trois ans j’ai accepté de travailler en collaboration avec Julien Leonardelli pour le canton d’Auterive, où je réside depuis 36 ans. C’est ici que je me suis présentée pour la première fois lors des départementales en 2015. Grâce au travail de terrain acharné de la part de l’équipe que nous avons mis en place, nous avons réalisé l’un des meilleurs scores du département (31,73% au premier tour, 41,28% au second). Le travail de nos équipes militantes n’a pas été vain puisque six mois plus tard nous progressons de plus de 4 points dès le premier tour des régionales : l’une des plus belles progressions pour le Front en Haute-Garonne. Je suis depuis élue au Conseil Régional avec 39 autres collègues de la liste de Louis Aliot.

Il y a un an vous êtes élue pour la première fois de votre jeune carrière politique. Quel sentiment avez-vous éprouvé ce jour-là ?

Une lourde responsabilité envers les militants qui ont travaillé pour nous et les électeurs qui nous ont fait confiance. Victor Hugo disait « Vous qui pleurez, venez à ce Dieu, car il pleure. Vous qui souffrez, venez à lui, car il guérit. Vous qui tremblez, venez à lui, car il sourit. Vous qui passez, venez à lui, car il demeure » c’est l’état d’esprit qui m’anime dans mon combat pour nos idées. C’est un message d’espérance et de ténacité.

Quel rôle jouez-vous au sein du Conseil Régional ?

Je suis à la commission des sports. Pour avoir une famille très impliquée dans le milieu, c’est un sujet que je maîtrise. Je suis également à la commission sur l’emploi, la formation professionnelle et l’apprentissage. On investi énormément sur des emplois qui sont rarement pérennes, les artisans sont taxés, les apprentis découragés et rendent leur carte d’artisan prématurément, c’est un argument difficile à faire entendre en commission. A la rentrée de janvier 2017 je changerai de commission et je m’engagerai dans celle consacrée à l’Egalité Femme-Homme.

La commission sur l’égalité femme-homme, c’est un thème cher à Madame le Président Carole Delga. En tant que femme dans quelle optique vous engagez-vous ?

Dans la suite logique du combat pour la famille dans lequel je me suis engagé, la famille est pour moi une valeur essentielle dans la stabilité de la civilisation.  S’attaquer au mot « Patrie », trop patriarcal pour eux, aux couleurs roses et bleues, tel est leur credo dans la lutte idéologique qu’ils mènent et qui prétend effacer les différences sexuelles. Je suis curieuse de répondre aux questions de mes électeurs quand ils me demandent où va le budget accordé dans ce domaine et connaître les aboutissements de ces investissements.

Comment s’annonce l’avenir d’un point de vue personnel ? Envisagez-vous une candidature pour les élections législatives ?

Je suis pré-investie pour les élections législatives. C’est un challenge très intéressant pour implanter les idées de Marine Le Pen. Je souhaite pouvoir représenter la parole et les inquiétudes de nos concitoyens ruraux au sein du Palais Bourbon. Je remercie la fédération pour la confiance qu’elle m’a accordé.