Quentin Lamotte, le benjamin de l’assemblée

[Portrait d’élu 3/7] Quentin Lamotte, le benjamin de l’assemblée

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Benjamin du Conseil régional, Quentin Lamotte a grandi dans l’ombre de la fédération du FN 31. Homme de chiffre, il débute comme trésorier en plus d’être militant. C’est en mars 2015 qu’il se fait connaître auprès du grand public en réalisant un score record aux élections départemental dans le Muretin, avec 42% des voix au second tour. Pas défaitiste, il se relance dans la bataille électorale six mois plus tard en se rangeant derrière Louis Aliot aux régionales. Placé 4ème sur la liste de Haute-Garonne, il obtient son premier mandat de sa jeune carrière politique. Infos-Toulouse est allé à sa rencontre.

Quentin Lamotte, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 29 ans, je réside à Toulouse depuis 2009 où je suis venu pour terminer mes études. Je suis diplômé d’un master de management à l’IAE de Toulouse et j’ai exercé dans le milieu bancaire avant de m’installer courtier en assurances et en crédits.

Je suis adhérent au Front National depuis 2010 où j’ai commencé par militer au sein de la section « Jeunesse » avant d’être nommé trésorier de la fédération du Front National de la Haute Garonne en Juillet 2013. J’ai participé à la campagne électorale des municipales de 2014 à Toulouse avant de me présenter aux élections départementales sur le canton de Muret puis aux élections régionales sur la liste de Louis Aliot où j’ai été élu en Décembre 2015.

Vous êtes passé de l’ombre à la lumière lors des élections départementales où vous avez battu le record du nombre de voix sur le canton de Muret, puis vous avez été élu au Conseil Régional, jusqu’où irez-vous ? A l’Assemblée Nationale ?

Je remercie le Front National de faire confiance à la jeunesse pour le représenter au sein d’institutions telles que le Conseil Régional. Le Front National est le seul parti à ne pas avoir une approche « carriériste » de la politique, d’ailleurs nombre de benjamins mais également de doyens d’assemblée dans les différents Conseils Régionaux de France sont issus des rangs du Front National.

Parce que je reste un militant avant tout, je serai naturellement très investi au sein du Front National lors des prochaines élections législatives sur la Haute Garonne où nous ferons tout pour apporter une majorité présidentielle à Marine Le Pen.

Vous êtes le benjamin de cette assemblée, comment jugez-vous la politique de la jeunesse menée par Carole Delga ?

La politique de Carole Delga est avant tout une politique de l’affichage et de l’enfumage. Au lieu de s’attaquer au chômage qui touche notre jeunesse (30% de jeunes chômeurs en Occitanie pour une moyenne nationale de 24%), Carole Delga multiplie les « Conseil Régional bis » avec « l’Assemblée des Territoires », le « Parlement de la Mer », le futur « Parlement de la Montagne » et le futur « Conseil Régional des Jeunes », assemblées non élues par le peuple mais qui permet à notre majorité régionale de se soustraire à la présence urticante du Front National qui bien entendu ne sera représenté dans aucune de ces assemblées. L’irruption de la réalité démocratique, de la voix du peuple, est tellement insupportable pour la gauche habituée aux discussions feutrées entre gens bien pensants qu’elle essaie par tout les moyens d’exclure et de museler l’opposition que nous représentons.

L’élection présidentielle se dessine, comment abordez-vous cet événement majeur ?

Je suis déterminé et confiant dans la capacité de la France et des Français à s’affranchir du carcan de l’Union Européenne pour retrouver la maitrise de leur destinée. L’histoire de France est une source d’inspiration majeure pour moi, maintes fois la France s’est retrouvée envahie, dépecée, en proie à la guerre civile ou aux guerres de religion et il y a toujours eu ce sursaut patriotique qui a fait que les Français s’unissent malgré leurs désaccords pour relever le pays et lui rendre sa gloire. Nous vivons une période d’abaissement extrême et de délitement de la France et je pense que Marine Le Pen est la seule à pouvoir permettre aux Français de sortir de cette situation démocratiquement.

Vous avez demandé la fermeture de l’école coranique Al-Badr, qu’attendez-vous de la justice contre son directeur et l’établissement ?

J’attends de la Justice qu’elle fasse enfin fermer cet établissement et qu’elle condamne son directeur afin qu’il ne puisse recommencer. Cette école est symptomatique du délitement de la France que j’évoquais précédemment, elle est la conséquence de l’immigration massive et de l’abandon du modèle assimilationniste de notre pays. Dans cet établissement, les enfants sont endoctrinés par un islam intégriste qui nie les valeurs de la France et de notre République et qui hypothèque sciemment l’avenir de ses élèves au sein de la communauté nationale. Nous devons être ferme face à ces dérives et combattre de toutes nos forces ce communautarisme islamiste qui ronge notre pays.