Marie Dombes, la nouvelle venue

[Portrait d’élu 4/7] Marie Dombes, la nouvelle venue

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A chaque élection de nouvelles têtes font leur apparition. Mais rare sont celles élu l’année de leur arrivée. C’est le cas de Marie Dombes, diététicienne qui s’est engagé au sein du Front National en 2015 lors des élections départementales sur le Canton de Muret. Réalisant le meilleur score du département au second tour, avec 42% aux côtés de Quentin Lamotte, Marie Dombes s’est imposée dans la fédération de Haute-Garonne en l’espace de quelques mois, nommée en octobre 5ème sur la liste départementale de Maïthé Carsalade, elle s’est vue élire le 13 décembre 2015 au Conseil Régional, grâce au score surprenant acquis par Louis Aliot. Infos Toulouse l’a rencontré pour tirer un bilan de sa première année de mandat.

Marie Dombes, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?
Sympathisante FN depuis l’âge de voter, je me suis engagée politiquement lors des départementales avec mon ami et collègue Quentin Lamotte en 2014. En 2015 je deviens colistière en 5ème position sur la liste de Louis Aliot pour le compte des Régionales, ce qui m’a value d’être élue Conseillère régionale il y a 1 an déjà!
Je n’aie de cesse de dénoncer sur le terrain, les aberrations politiques passées et actuelles des partis politiques gauche et droite compris !

Vous êtes apparus au début de votre mandat en critiquant le « mille-feuille » créé par la fusion des régions. Aujourd’hui, quelles sont les conséquences réelles de cette réforme ?
Je maintient que le regroupement de deux régions en une entité énorme, la superficie de l’Irlande, est une gabegie que je dénonce et je dirais même que c’est une énorme pièce montée plutôt qu’un mille-feuille.
Le fait d’avoir regroupé deux grandes régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, implique des prises de décisions éloignées des réalités du terrain.
Mme Delga pour pallier à ce problème, créée une autre assemblée parallèle, non élue par les citoyens et composés de membres choisis par ses soins. Bien évidemment sans la présence de notre groupe FN/RBM.
C’est totalement anti démocratique !
Les réunions plénières se déroulent dans un lieu loué par la région. Les deux salles du conseil de Midi Pyrénées et de Languedoc Roussillon sont trop petites pour accueillir les 158 Conseillés régionaux.
Les montants s’élèvent alors à plusieurs dizaines de milliers d’euros par séance. Ce qui est proprement scandaleux lorsque qu’elle nous parle d’économies.
Les conseillers régionaux ex M-P, lorsque les réunions se déroulent en ex L-R et ceux de ex L-R lorsque les réunions se déroulent en ex M-P doivent se déplacer sur des centaines de kilomètres.
On assiste à un véritable chassé/croisé absurde et coûteux.
Pour chaque commission sectorielle, comme lors des plénières, le remboursement des frais de déplacements et d’hébergements sont colossaux.
Est-ce la bonne solution pour faire des économies ? On assiste là à une gestion scandaleuse de l’argent public.
De plus, les déplacements des conseillers sur des distances beaucoup plus importantes génèrent une fatigue accrues sans aucun avantage sur le résultat du travail des élus.
Conséquences de cette fusion des régions ? Une dépense globale plus importante, au bénéfice des groupes pétroliers et autoroutiers, une pollution accrue, une fatigue des conseillers augmentée.

Vous étiez candidate aux dernières départementales sur le Canton de Muret avec Quentin Lamotte. Un canton qui s’allie pour les législatives avec celui d’Auterive, lui aussi favorable au Front National, avez-vous des vues sur cette circonscription plutôt gagnable ?

Les investitures n’ont pas encore été annoncées. Elles le seront au mois de janvier. Je serais fière et honorée si mon investiture était prononcée sur la septième circonscription.
Je suis prête à me battre pour défendre ardemment mes convictions qui sont celles du Front National représentés par un leader unique Marine Le Pen.

Votre ascension est récente au sein du parti, d’où vient votre intérêt aux idées défendue par Marine Le Pen ?

Depuis de trop nombreuses années, notre pays va mal, économiquement mais aussi socialement !
Les idées de redressement de la France passant par, plus de sécurité, moins de chômage, moins de violences, plus de respect des personnes et des biens……sont présentes dans le programme du FN.
Tous les autres partis sont de mon point de vue, responsables du désastre économique, de la montée du communautarisme… Le choix de m’investir personnellement et de manière totale est le fait de vouloir préparer un avenir meilleur à nos enfants, et petits enfants, pour l’ensemble des Français.
Je pense qu’il est grand temps de réagir contre les politiques menées jusqu’à présent, entraînant inexorablement la destruction de la maison France et de ses citoyens.

Les tensions aujourd’hui apparentes au sein du Front National créent une situation dangereuse pour le parti, comment vous placez vous ?

Les tensions dans un parti, sont identiques à celles dans une famille.
Les tensions de notre famille politique sont insignifiantes, elles sont surtout rapportées et amplifiées par les partis politiques adverses et relayées avec ferveur par les médias.
Ces partis pro Europe se délectent de ces divergences sommes toutes utiles au débat démocratique au sein d’un parti !
Ils pensent que cela amoindrirait l’avancée significative de notre mouvement..
L’essentiel, reste les grandes lignes tracées par le parti et sur lesquelles, tous les membres et sympathisants du Front National se fédèrent.
Notre leader incontesté et incontestable est : MARINE

Vous faites partie de la commission à la solidarité. Quelle politique doit adopter la région face à la précarité grandissante des français ? Y a-t-il deux poids deux mesures avec les mesures d’accueil des clandestins ?

Nous devons faire face à la misère et à l’exclusion.
Souvent la misère et l’exclusion sont le résultat d’une précarité de plus en plus présente dans notre pays, conséquence d’un « non prise en compte » des vrais problèmes des tissus économiques.
Les raisons de la précarité des français sont diverses , mais les principales sont dues à une perte d’emplois ou à un salaire ressemblant plus à une aumône qu’à une paye.
Mais il s’agit de solidarité temporaire et non d’assistanat généralisé et permanent, sans retour sur l’investissement ! Le rôle de la région est de permettre aux personnes en grande précarité de se prendre réellement en charge ! De se responsabiliser par des parcours constructifs et non comme actuellement, du saupoudrage électoraliste ou d’emplois précaires et artificiels.
Le retour au travail passera obligatoirement par, de la formation et des créations d’emploi.
La formation professionnelle est compétence de la région.
Il faut faire la différence entre l’obtention d’un diplôme et l’acquisition de compétences. Le diplôme ne permet pas obligatoirement un emploi, comme on l’entend souvent, mais l’acquisition de compétences favorise l’insertion professionnelle.
La région doit investir dans les technologies innovantes, la recherche et l’aide aux entreprises. Mais, Tout cela doit être obligatoirement suivi et évalué par les personnels de la région.
Il faudra envisager de durcir, voir de ne plus autoriser le recours aux travailleurs détachés .
La solidarité c’est avant tout une Priorité pour les Nationaux ! Points barre !
La présence de clandestins sur notre région est le résultat de la politique menée par les gouvernements successifs et de même bord que ceux des régions. A mon sens, Il n’y a pas deux poids deux mesures.
Par définition, un clandestin est une personne en situation irrégulière. Comment est elle entrée sur le sol Français ? De manière illégale !, elle doit être reconduite à la frontière. Ce n’est pas à nous, région, de faire subir les charges financière et d’insécurité liée à l’accueil des clandestins.