Julien Leonardelli, l’enfant de la région

[Portrait d’élu 5/7] Julien Leonardelli, l’enfant de la région

312
PARTAGER

Né en Ariège, militant à ses début dans les Pyrénées-Orientales, et s’implantant en Haute-Garonne, le leader du Front National du département depuis 2013 fait partie logiquement de la liste des élus du groupe FN/RBM conduit par France Jamet. Engagé depuis plus de dix ans au sein du mouvement, dirigé alors par Jean-Marie Le Pen, Julien Leonardelli s’est rapidement adapté à la présidence de Marine Le Pen en devenant un homme incontournable dans le sud-ouest. Fils spirituel de Louis Aliot, c’est donc 2ème sur la liste de Haute Garonne, que Julien Leonardelli a abordé les élections régionales de décembre 2015. Élu depuis un an, il s’est illustré régulièrement en dénonçant la fusion des régions, comme dernièrement chez nos confrères de TV Libertés, ou encore en organisant un rassemblement contre l’ouverture d’un centre CADA à Villemur, en novembre dernier.

Julien Leonardelli, pouvez-vous présenter votre parcours politique ?

Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours eu ce goût des autres et le sens de l’engagement. J’étais très investi dans la vie de mon village natal en Ariège. Intéressé par la politique, je milite pour mes idées depuis près de 13 ans déjà mais j’ai tout de même dû attendre un certain 14 juillet 2005 pour adhérer pour la première fois au Front National, le jour de mes 18 ans donc tout près du monument aux morts de Perpignan. C’est d’ailleurs dans les Pyrénées-Orientales, aux côtés de Louis Aliot et de Marie-Thérèse Fesenbeck que j’ai tout appris, avant d’emménager en 2011 en Haute-Garonne où j’ai rencontré et épousé ma femme. En 2013, j’ai pris la tête de la fédération du Front National de la Haute-Garonne, en succession de Serge Laroze. Pour faire avancer la cause nationale qui me tient à cœur, j’ai étais de tous les combats électoraux: municipaux, cantonaux, législatives et régionaux. Enfin, j’ai été élu pour la première fois en décembre 2015 sur la liste régionale conduite par Louis Aliot. Je siège donc depuis un an au sein du premier groupe d’opposition régionale à la gauche laxiste et libertaire de Carole Delga.

Vous avez fait de la défense du monde rural, un cheval de bataille principal de votre politique, en quoi ce combat est-il plus important en Haute-Garonne ?

Mon seul cheval de bataille est la défense de tous les français et ce, qu’ils vivent en zone rurale ou urbaine. Bien sûr, il y a des différences et même de véritables spécificités entre ces territoires mais le mouvement que je représente en Haute-Garonne, dispose de propositions cohérentes et adaptées à la situation que vivent nos concitoyens, tant pour nos villes que nos villages qui rappelons-le, reste malgré tout la sève de notre pays. En revanche, ce que je ne souhaite pas dans mon action politique, c’est opposer la métropole toulousaine au reste du département comme peuvent le faire les Socialistes et les Républicains. Il n’y a rien de plus absurde car c’est ainsi que beaucoup de projets d’intérêts communs ne voient en réalité jamais le jour, au détriment de tous.

Que répondez-vous à ceux qui estiment que le Front National est de moins en moins présent sur Toulouse, intramuros ?

Qu’ils se trompent. Certes, le Front National n’est pas aussi visible dans la ville rose qu’il ne l’est dans la ruralité. Cependant, ce n’est pas parce qu’il ne s’affiche pas à tous les coins de rues qu’il ne poursuit pas son implantation. A l’inverse de communes comme Fronton, Saint-Gaudens ou Auterive, Toulouse est la quatrième ville de France. Par conséquent, elle n’a pas une taille humaine où chacun se connait et discute ensemble. Le travail qui est fait par mes équipes sur Toulouse est en quelques sortes plus « souterrain », plus laborieux aussi puisque nous partons de loin, mais il est indispensable et reste décisif électoralement à l’échelle de la Haute-Garonne.

Défense des pompiers, défense de la gare de Lespinasse, rassemblement contre l’accueil de migrants à Villemur sur Tarn, est-ce cela le renouveau politique ? Se battre sur tous les fronts ?

Je crois que le renouveau se serait de mettre enfin un terme à quarante années de petites combines politiciennes entre une droite et une gauche complices, qui ont profondément dégoûtés les Français et les ont malheureusement détournés, non pas seulement des urnes, mais aussi de la chose politique. Personnellement, je pense que chacun peu et doit se réapproprier la politique acar c’est elle qui régie nos vies et l’avenir que nous voulons pour nos enfants.

Vous êtes un jeune politicien, comment faire entendre la voix de la jeunesse face à une assemblée assez âgée ?

Je ne me reconnais pas dans le terme de « politicien ». Et pour cause, même si je suis élu sous la bannière d’un parti politique, en l’occurrence le Front National, je considère que je le suis désormais pour défendre les intérêts de tous les habitants de notre région. Contrairement à la présidente de la région, Carole Delga et à sa majorité faite de bric et de broc, les élus du groupe que préside France Jamet n’interviennent pas au nom de considérations partisanes, ils interviennent au nom du peuple. De mon côté, je pense que notre groupe d’opposition est certes hétéroclite mais que cela constitue en réalité une grande force car nous avons tous à apprendre des uns et des autres. Et puis, dans mon entourage certains vous diront que c’est l’un de mes principaux défauts mais c’est à mon sens une qualité. J’aime parler, échanger et confronter mes idées, mes expériences, tant avec des jeunes qu’avec des personnes plus âgées. Clairement, l’âge n’a jamais était une barrière pour moi.

On sent des relations tendues entre le groupe FN et la présidente Carole Delga, pouvez-vous nous donner quelques anecdotes sur ces relations ?

Carole Delga est à la tête d’une majorité plurielle et donc multi-conflictuelle, mais sans laquelle elle n’aurait pu remporter les dernières élections régionales. Si toutes ces chapelles n’arrivent à s’entendre sur rien, il y a bien une question sur laquelle elles savent s’accorder très rapidement : comment museler l’opposition ? Evidemment, par « opposition » je n’inclus pas les élus de la droite et du centre qui, toute honte bue n’hésitent pas à voler au secours de Carole Delga lorsque les élus du Front National appuient où ça fait mal. Dernièrement, j’ai formulé lors de la dernière assemblée plénière qui s’est tenue à Montpellier, le souhait qu’en matière de solidarité notre région puissent intervenir prioritairement en faveur des français. Voilà une proposition pourtant claire et attendue par une majorité de nos concitoyens qui s’est vue rejetée en bloc par les Socialistes et les Républicains. Je crois que les français jugeront bientôt très sévèrement ce genre de comportements puérils …

L’année 2017 sera une année charnière pour le Front National, quel rôle va jouer votre fédération dans les deux échéances électorales à venir ?

L’année 2017 sera une année décisive pour la France car tout se décidera. Au sein de la fédération du Front National de la Haute-Garonne, mes équipes seront particulièrement investies sur le terrain, au plus près des Français qui doivent saisir l’importance capitale de l’enjeu des élections présidentielles et législatives. Le seul vote utile, c’est celui en faveur de l’offre politique que défendra Marine Le Pen. Son élection est essentielle car soit la France perdure en retrouvant ses souverainetés, en préservant son identité et ses valeurs, soit la France disparaîtra au profit d’un pays que nous ne reconnaîtrons plus, qui nous sera devenu étranger.