Chantal Dounot-Sobraques, la recrue de marque

[Portrait d’élu 6/7] Chantal Dounot-Sobraques, la recrue de marque

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Recrue de marque pour le Front National, Chantal Dounot-Sobraques était déjà élue à la mairie de Toulouse entre 2008 et 2014 aux côtés de Jean-Luc Moudenc. A quelques mois des élections régionales de 2015 l’annonce est faite. Elle intègre la troisième position de la liste départementale conduite par l’autre recrue issue de l’UMP, Maïthé Carsalade. Elle est depuis élue à la Région.

Chantal Dounot-Sobraques, pouvez-vous présenter votre parcours ?

 

Universitaire, maître de conférences en relations internationales et droit constitutionnel à l’université de Toulouse Capitole( faculté de droit), j’ai été longtemps élue de la ville de Toulouse en tant que maire-adjoint de 1983 à 2008 chargée du théâtre et de l’orchestre du Capitole, du Conservatoire , et de la danse. Puis conseiller municipal d’opposition de 2008 à 2014.

Ancienne responsable de l’UMP, vous vous êtes engagé l’année dernière pour le Front National, quelles ont été vos motivations ?

Je ne me retrouvais pas dans le discours et l’action de la droite « parlementaire ». En réalité la dérive est continue depuis des années, mais la fin du RPR auquel j’appartenais et sa dissolution dans le bourbier de l’UMP a achevé de me convaincre que cela ne pouvait plus continuer ainsi et que seule une action volontariste et déterminée pouvait peut-être inverser le cours de l’histoire.

Votre ancienne famille politique a élu François Fillon comme candidat à la présidentielle. Votre sentiment sur ce choix auquel peu de personne s’y attendait ? Représente-t-il des valeurs proches des vôtres ?

L’élection de François Fillon est à mon avis une réaction des français de droite contre le déclin de la France, le politiquement correct, la chape de plomb des media, le tropisme pro-immigrés de Juppé, bref tout ce que le Front dénonce depuis des années et que les français ressentent douloureusement au plus profond d’eux-mêmes. De même les manifestations incroyables de « La Manif pour tous » montrent ce sursaut d’un peuple, qui sait instinctivement qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère, et qui en a assez de se faire manipuler par la classe politique, les media qui leur expliquent ce qui est bon et ce qui est mauvais, comment il faut voter… C’est à mon avis une bonne nouvelle si nous savons à terme nous unir contre la gauche, qui est devenue complètement minoritaire dans ce pays.

On parle du Front National comme un parti aujourd’hui structuré, comme les autres, ce sentiment est-il vérifié d’un point de vue local ?

Localement le FN n’est pas encore autant structuré que les Républicains ou surtout le RPR de la grande période… Car il manque encore de cadres ( qui sont en train de se former dans les exécutifs locaux), de militants et de financements. Mais les choses avancent bien et une victoire en 2017 accélèrera la mutation.

Vous vous êtes illustré au Conseil Régional en proposant un amendement contre la féminisation de la langue française. Qu’avez-vous voulu défendre ce jour-là ?

J’ai voulu défendre notre patrimoine linguistique et le bon sens réunis. Cette féminisation des mots est une idiotie de plus de la gauche, qui cherche à saper par tous les moyens notre langue, notre histoire, nos traditions, notre patrimoine, pour s’aligner sur le plus petit dénominateur. L’étape suivante sera la théorie du genre encore plus absconse… C’est une fuite sans fin. Il est temps d’arrêter tout ça!