Crèche à Balma : Le spectre rouge plane encore

Crèche à Balma : Le spectre rouge plane encore

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Le catholicisme s’effondre à mesure que le rationaliste, le laïcisme et l’individualisme se répandent dans ce qui demeure du corps social. « Les frissons sacrés de l’extase religieuse » ont été noyés, tandis qu’un nouvelle religion est née. Celle des temples.
Et celui dont-on parle en cette fin d’année est le grand temple de la consommation de Noël. En son sein, des âmes vagabondes, orphelines du sacré, se repaissent des derniers biens à la mode. Elles quitteront le temple, franchissant Jakin et Boaz, délestées de leurs ressources – durement obtenues –, les bras chargés de choses qui ne les rendront pas meilleures : ce ne sont que d’éphémères consolations.

Pendant ce temps, à Balma, à quelques stations de métro du Capitole, une énième crèche de Noël fait débat. Après qu’une d’entre elles vient d’être éradiquée à Hénin-Baumont à la suite d’une décision du Tribunal Administratif, une association aimerait que le même destin soit réservé à celle de Balma. Cette association, prénommée « Fédération de la Libre pensée » estime que l’installation de l’objet est une « provocation » et accuse le maire « d’autocratie », et ajoute :

« Dans le contexte éminemment fragile que nous connaissons, le moment est à la promotion des valeurs laïques et républicaines, protégeant la liberté de conscience, la liberté, l’égalité et la fraternité, non pas à l’exacerbation des rivalités religieuses et ethnique. » http://federations.fnlp.fr/spip.php?article1596

Mais de quelle liberté de conscience parlent-ils lorsqu’ils proclament sur leur site, en véritable devise : « Ni dieu, ni maître, à bas la calotte et Vive la Sociale ! » ? On ne sait pas vraiment. En revanche, ce qu’on sait, c’est qu‘ils ont obtenu de la mairie le retrait de l’archange Gabriel. Celui-là même qui repousse les esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes.

La clique anarcho-libertaire Toulousaine a donc décidé de déposer un recours pour excès de pouvoir auprès du tribunal administratif de Toulouse.

Autour de cette actualité, devenue si fréquente, deux choses sont remarquables :
– La capacité de la société à se contredire, lorsqu’elle se défait de dieu pour se soumettre au marché et à la pensée préfabriquée.
– La détermination de faux penseurs à se lancer dans un hallali contre une bête crevée qu’est le catholicisme moderne alors que les démonstrations de force islamiques se font de plus en plus présentes.

Pauvres fous !

Louis Potens