Marion Sigaut empêchée de donner sa conférence à Castelnau-d’Estrefonds

Marion Sigaut empêchée de donner sa conférence à Castelnau-d’Estrefonds

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Alors que Marion Sigaut, écrivain et historienne, devait effectuer une série de trois conférences dans la région, l’agression qu’elle a subi lors de la première édition à Espinas, dans le Tarn-et-Garonne, l’a contrainte à écourter son week-end. 

Il est des discours qu’il n’est  pas toujours bon de véhiculer dans une région appartenant pourtant à la République Française. Marion Sigaut en a fait les frais. Alors qu’elle passait son week-end dans la région où elle devait donner une conférence vendredi à Espinas (82), samedi à Verfeil-sur-Seye (82) et dimanche à Castelnau-d’Estrefonds (31), l’essayiste a été entartée en raison de son thème « Des enfants disparus de l’Hôpital général à la déclaration de l’ONU sur les droits sexuels »  à l’invitation du curé de Saint-Antonin-Noble-Val. Interrompue pendant quelques minutes lorsqu’une vingtaine d’individus d’ultragauche ont surgi, ils l’ont aspergé de crème à raser avant de voler les livres qu’elle avait apporté. Une plainte a été déposée, une enquête est en cours.  L’action n’a pas empêché Marion Sigaut  de poursuivre la promotion de son dernier ouvrage La Marche rouge. Les enfants disparus de l’Hôpital général paru aux éditions Kontre-Kulture

Samedi, c’est à Verfeil-sur-Seye, dans le Tarn-et-Garonne que Marion Sigaut s’est cassé les dents. D’abord réservée, le maire de la commune s’est empressé d’annuler la location de la salle des fêtes. « Lorsque j’ai vu à quel mouvement appartient la conférencière, je lui ai dit que ce n’était pas possible ». Il est vrai que l’ancienne trotskiste lambertiste, passé par le parti de Nicolas Dupont-Aignan, est adhérente du tumultueux mouvement Egalité et Réconciliation dirigé par Alain Soral. De plus elle publie ses ouvrages grâce à la maison d’édition Kontre-Kulture, fondée par le président d’E&R. Mais le thème de cette conférence se limitait au domaine historique : « L’état de la paysannerie à la veille de la Révolution Française ».  Le prêtre s’est alors replié dans l’église et la conférence a bien eu lieu, non sans que d’autres intrus, une quarantaine cette-fois-ci, encadrés par la gendarmerie, menacent d’entrer dans l’édifice sacré.

Afin de ne pas exposer son public à des dangers plus importants, la conférence prévue dimanche 15 janvier a été purement et simplement annulée. Alors qu’elle avait prévu de répondre à la question : « La France sans Marie serait-elle encore la France » au sein du Couvent des Petites sœurs de Marie à Castelnau-d’Estrefonds.

L’historienne a alors rédigé une lettre à l’intention du journaliste de La Dépêche qui l’accusait, samedi 14 janvier dans ses colonnes, d’afficher sa « sympathies pour le mouvement d’extrême droite d’Alain Soral, Egalité & Réconciliation ». Ce à quoi elle justifie son adhésion par la possibilité « d’atteindre son public, Alain Soral étant le seul ayant le courage de la relayer ».