Les militants de Benoît Hamon y croient encore

Les militants de Benoît Hamon y croient encore

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Ce vendredi 20 janvier, Benoît Hamon tenait son dernier meeting d’une campagne socialiste passée inaperçue, noyée sous la campagne anti-Trump des médias. Mais qu’importe, car à en croire les sondages – les mêmes donnant Trump perdant – le candidat est bien parti pour créer la surprise.

Après la victoire du ténébreux François Fillon, les socialistes s’apprêtent donc à élire un plus grand dépressif encore. La campagne présidentielle s’annonce transcendante !

A Toulouse, les militants de tous bords ressortent de là où ils s’étaient cachés sous François Hollande pour asperger le petit peuple de leurs croyances fétichistes. Puisque Benoît Hamon parle de robotique, c’est que c’est un homme qui « voit des choses » nous répètent les militants. Frisant à plusieurs reprises le spiritisme, les derniers socialistes pensent voir s’incarner une véritable alternance, la même que les Français attendant depuis des décennies. Mais cette fois « c’est le bon » jurent-ils ! Et pour cause, il propose le revenu universel. C’est d’ailleurs le thème de campagne récurrent d’une primaire qui ne convainc pas.

Ils sont pourtant nombreux à venir hier soir dans la salle Pierre Baudis, réservée pour l’occasion. Ils l’avaient déjà été lorsque le candidat s’étaient déplacé à l’Université Toulouse 1 Capitole. Et pour cause, ils sont beaucoup à ressortir déçus du quinquennat de François Hollande ; mais il faut croire que l’échec monumental de cette présidence n’a pas entamé la foi des Toulousains de gauche qui s’apprêtent à faire revenir les mêmes. Qui s’étonnera alors de voir un jour émerger un candidat à la manière de Trump (ou mieux encore), en réaction au suicide collectif que nous font vivre les derniers hérités d’une génération caviar dans une France à la dérive…

Louis Potens