Confirmations à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X de Toulouse

Confirmations à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X de Toulouse

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C’est dans la petite chapelle Notre-Dame du Férétra, que ce dimanche, une cinquantaine de fidèles de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, ont reçu leur Confirmation. Monseigneur de Galarreta, l’un des trois évêques de la congrégation religieuse a fait spécialement le déplacement pour administrer les sacrements.

Comme en témoigne l’effervescence à l’entrée de la chapelle, l’une des plus anciennes de la ville, la venue d’un des évêques de la FSSPX est un moment marquant et plein de ferveur. Lorsqu’on entre dans l’édifice, il y a à peine suffisamment de places assises pour les confirmands et leurs parrains/marraines. Pour le reste des fidèles, ils sont contraints de rester debout et entasser dans chaque recoin. « Chaque dimanche matin, il faut trois messes pour accueillir les fidèles de la tradition à Toulouse et le manque de place se fait quand même ressentir » avoue Gauthier. Et pour cause, si les églises de quartier se vident désespérément, la tradition ne connaît pas la crise, preuve en est, les confirmés sont âgés de 12 à 40 ans.

De jeunes adultes ayant découvert la messe traditionnelle et son corpus de valeurs se prêtent également à la cérémonie, d’autant plus émouvante pour eux qu’elle retrace une démarche totalement autonome et assumée. Certains, par ailleurs déjà confirmés, réitèrent leurs confirmations, sous condition. Nicolae, 22 ans, témoigne : « J’ai été baptisé à ma naissance, mais personne ne m’a ensuite transmis la foi. La seule connaissance du catholicisme que j’avais était celle de mes professeurs du secondaire, dont la plupart nous trompaient afin de pouvoir dire tout le mal qu’ils pensent des quelques « cathos chacha » qui restent. J’ai appréhendé cette part de moi-même par introspection, en réfléchissant réellement aux valeurs que le monde véhicule et au sens de la révélation. Il assez agaçant de voir des gens moquer les catholiques pour leur foi et leur abnégation, quand par ailleurs, on voit l’état de délabrement de la société, leurs mœurs de plus en plus déstabilisés, la soumission dont ils font preuve à l’égard des biens matériels, à leurs pulsions « névrosantes » et celles qu’ils font subir aux autres. La messe tridentine fait ressortir le meilleur de nous et sincèrement, il n’y a pas plus belle pratique que celle accomplit par les prêtres, héritiers de Monseigneur Lefebvre ».

Forts de nombreux fidèles dans le département, les « Lefebvristes » et autres traditionalistes s’imposent de plus en plus dans la vie liturgique Toulousaine. Cette année, un plus grand nombre de processions religieuses vont être organisées, l’occasion pour eux de vivre la foi dans une ville et un pays, devenus en quelques décennies, « terres de mission ».