Qui était François Verdier ?

Qui était François Verdier ?

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Les allées François Verdier : prolongement du boulevard Carnot, monument aux morts, station de métro… Cette appellation est néanmoins relativement récente : initialement « Allées de l’Esplanade », puis nommée « Allées des vertus » par les sans-culottes, « Allées Saint-Étienne » sous l’Empire jusqu’en 1940 où elles deviennent les « Allées du Maréchal Pétain » !

En 1944, peu après la libération, ce boulevard reliant le monument aux morts au square Boulingrin, est baptisé comme nous l’entendons encore aujourd’hui, en hommage à François Verdier, chef de la résistance de la région.

L’homme, connu aussi sous le pseudonyme de « Forain », est originaire de Lézat. Dignitaire franc-maçon et secrétaire fédéral de la Ligue des Droits de l’Homme lors de la déclaration de guerre de 1939, François Verdier – déjà reconnu pour ses positions contre Franco lors de la révolution espagnole – entre dans plusieurs mouvements de résistance. Il est choisi en juin 1943 par le Général de Gaulle pour devenir le chef des Mouvements Unis de la Résistance dans le Sud-Ouest.

Arrêté, il est emprisonné dans la prison Saint-Michel – sur la place qui porte aussi un nom de résistant : Marcel Langer – où certains témoins de l’époque affirment qu’il a été torturé. Son corps est retrouvé le 27 janvier 1944 dans la forêt de Bouconne : François Verdier a été exécuté puis une grenade dans la bouche a terminé de le défigurer.

« Les commémorations, organisées par d’anciens résistants, permettent aussi à sa famille et aux responsables politiques de la région toulousaine de rappeler son courage et ses valeurs démocratiques, socialistes et républicaines. »

A. de B.