L’école Al-Badr défie encore la justice française

L’école Al-Badr défie encore la justice française

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Condamnée à la fermeture immédiate en décembre dernier, l’école coranique n’a toujours pas baissé le rideau et continue d’accueillir une trentaine d’élève. Le directeur de l’école a décidé d’entamer un bras de fer contre la justice française.

En décembre dernier, le tribunal correctionnel de Toulouse avait ordonné la fermeture immédiate de l’école coranique Al-Badr. Mais Abdelfattah Rahhoui, le directeur de l’établissement a décidé de défier la décision de justice. L’école est toujours ouverte et accueille encore 35 élèves, d’après le journal France 3 Midi-Pyrénées, qui s’est rendu sur place.

Malgré les recommandés adressés à chaque parent d’élève en juillet dernier, tous ne les ont pas consulté et c’est donc la police nationale et municipale, accompagné d’un représentant de l’éducation national qui est chargé d’informer les parents sur les dangers éducatifs de cette école. Un discours pas toujours entendu, puisque l’établissement ne désemplit pas. Pierre-Yves Couilleau, Procureur de la République espère voir la situation s’apaiser. « Une décision de justice a été prise, la loi doit être respectée. »

Jugé pour « violences volontaires sur mineurs », « ouverture d’un établissement scolaire sans autorisation » et « poursuite d’une activité scolaire malgré une mise en demeure de l’Education Nationale », Abdelfattah Rahhoui ne respecte donc pas la décision de justice.

Le Journal de France 2 a consacré un long sujet sur les écoles coraniques cette semaine. L’école Al-Badr y prend une place majeure.