Nourredine tabasse son amie et la remercie par SMS

Nourredine tabasse son amie et la remercie par SMS

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«Merci pour tout et à la prochaine !». Ce type de message, d’ordinaire amical, prend une autre tournure au regard des faits reprochés à Nourredine, 46 ans.

Ce Niçois, de passage à Toulouse «pour faire des papiers », a été hébergé quelques jours route de Launaguet par une amie de longue date. Mercredi dernier, aux alentours de 9 heures, les policiers ont été avisés d’un différend à cette adresse. Sur place, ils ont découvert la jeune femme, réfugiée chez un voisin, le visage en sang. Elle a alors expliqué aux enquêteurs que Nourredine, « dès le petit-déjeuner », s’est attablé et a bu de l’alcool, beaucoup d’alcool. Une fois la bouteille vide, la victime a décidé de la jeter à la poubelle ce qui a provoqué l’ire de Nourredine.

Coup de pied, coups de poing, étranglement, jusqu’à ce que la victime, avec un traumatisme crânien et les yeux tuméfiés, prenne la fuite chez un voisin. Pendant ce temps, Nourredine a «continué son petit-déjeuner comme si de rien n’était», selon le procureur Coutenier. Avant de quitter l’appartement, il a même récupéré sa télévision et a envoyé un message à sa victime la remerciant pour tout !

Vite interpellé, il a été trouvé ivre avec un taux d’1,8 gramme d’alcool dans le sang.

À l’audience, Nourredine, mains croisées, doudoune bleue et cheveux grisonnants, ne se cherche pas d’excuses. «J’ai beau chercher, rien ne justifie de tels actes», lâche-t-il devant la présidente Marie-Josée Courreau Vergnolles.

Il réitère ses excuses à sa victime qui, absente à l’audience, ne se constitue pas partie civile. Peu importe pour le parquet qui condamne «des violences inacceptables, méchantes et affligeantes». «Vous avez déjà été condamné en plus pour ces faits», renchérit le représentant du ministère public. En effet, Nourredine a un casier parsemé de trois condamnations dont une à 6 mois de prison ferme pour violences. En conséquence, le représentant du ministère public requiert 1 an de prison dont 6 mois assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve avec obligation de soins, de travail, interdiction de contact avec la victime, interdiction de séjour à Toulouse et mandat de dépôt.

En défense, Me Chiroust conteste le SMS envoyé pour éviter l’incarcération immédiate de son client. «Mis à part les dires de la victime, il n’y a aucun élément probant de l’envoi d’un tel texto», plaide l’avocat. Le tribunal a condamné Nourredine à 8 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve avec obligation de soins, de travail et interdiction d’entrer en contact avec la victime pendant deux ans.

Source : La Dépêche