François Fillon aussi lâché en Haute-Garonne

François Fillon aussi lâché en Haute-Garonne

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Alors qu’une vague de défection se fait sentir dans son équipe de campagne, après la démission de Bruno Le Maire, Thierry Solère puis de son directeur de campagne Patrick Stefanini, la Haute-Garonne connaît aussi sa vague de « frondeur » au sein des Républicains, Jean-Luc Moudenc et Laurence Arribagé en tête. A la veille du rassemblement à Paris en soutien au candidat de droite, nous faisons le point. 

Défections, Résistance, démissions, faux-communiqués, annonce de mise en examen, rassemblement de soutien, la semaine de François Fillon n’a pas été de tout repos une fois de plus. Les Républicains de Haute-Garonne ne sont pas plus épargnés puisque Jean-Luc Moudenc et Laurence Arribagé, deux personnalités de poids du département ont exprimé publiquement leur défiance envers leur candidat légitime.

De Jean-Luc Moudenc à Laurence Arribagé, Alain Juppé réclamé par les Républicains

Pourtant silencieux sur un éventuel soutien lors des primaires, le discret maire de Toulouse s’est dit prêt à apporter son parrainage à Alain Juppé, dont le nom refait surface en tant que potentiel remplaçant de François Fillon. Dans une interview pour France Bleu, Jean-Luc Moudenc appelle à « l’esprit de responsabilité collective » avant de confier qu’il « milite pour un accord politique entre François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ».

De son côté, l’unique députée de droite du département et actuelle secrétaire départementale du parti, Laurence Arribagé a demandé solennellement dans un communiqué la tenue d’une réunion d’urgence entre les principaux acteurs de l’équipe de campagne afin de trouver une alternative :

« Dans le contexte actuel, fragilisant le bon déroulé de l’élection présidentielle, je lance un appel solennel et demande à l’ensemble des candidates et candidats à la primaire de la droite et du centre, ainsi qu’aux bureaux politiques des Républicains et de l’UDI, de se réunir dans les plus brefs délais pour trouver une issue responsable et digne de l’espoir d’alternance des Français ».

Pour se justifier, Laurence Arribagé dit « refuser que nous offrions, par des abandons individuels ou des entêtements dangereux, une qualification pour le second tour au Front national. » Cette déclaration intervient quelques heures après la sortie d’un sondage qui qualifiait Alain Juppé et Emmanuel Macron pour le second tour, laissant Marine Le Pen sur la touche.

A l’UDI, le patron et sénateur local Pierre Medevielle estime que François Fillon « est plombé » et appelle à la recherche d’un « plan B ». Dans un tweet publié jeudi dernier, le responsable département du parti centriste a refusé « d’être entraîné dans un suicide collectif ».

Rappelons qu’en septembre dernier, le sénateur confiait à Côté Toulouse sa sensibilité devant le discours d’Emmanuel Macron, alors qu’il estimait que « la présidentielle se jouerait au centre ». Mais il assure ne pas être prêt à le rejoindre, à l’heure actuelle. Pour lui, une solution ne semble pas lui déplaire : Alain Juppé.

Si ces trois personnalités de poids soutiennent implicitement ou non le maire Bordelais Alain Juppé, bon nombre de militants des Républicains continuent coûte que coûte la campagne. Mardi dernier se lançait le mouvement Les Etudiants avec Fillon. Plusieurs jeunes soutiens Toulousains répondront même à l’appel pour le grand rassemblement prévu à Paris, demain au Trocadéro pour soutenir, dans la rue un candidat en péril.