284 islamistes signalés en Haute-Garonne

284 islamistes signalés en Haute-Garonne

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Capture d'écran du documentaire : Mirail, quartier impopulaire, illustrant une prière islamique dans la rue, lors du Ramadan 2016.

Deux ans après sa création, le fichier de traitement des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste rassemble aujourd’hui 11 820 islamistes présumés sur l’ensemble du territoire. 

Une nouvelle carte démontre la répartition de ce nombre qui progresse chaque année dans le pays. Sans surprise, l’Ile de France est gravement touché avec 894 signalements rien qu’en Seine-Saint-Denis, suivi par Paris, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. Si les départements du Nord, des Bouches-du-Rhône, du Rhône et des Alpes-Maritimes sont devant au classement, la Haute Garonne figure en bonne position avec 284 cas de radicalisation recensés. Un chiffre en nette progression, puisque l’été dernier cette base de données n’en dénombrait « que » 200.

 Un phénomène régional inquiétant

Dans l’ancienne région Midi-Pyrénées, nos voisins ne voient pas non plus d’amélioration. 152 islamistes présumés seraient recensés dans le Tarn, 95 dans l’Aude, 86 en Aveyron, 73 dans le Tarn-et-Garonne, 57 dans le Gers et 33 en Ariège. Des chiffres qui classent le Tarn, le Gers et l’Aveyron dans les départements les plus concernés par ce phénomène par rapport au nombre d’habitant, puisque sur une population de 100.000 citoyens, entre 29 et 55,5 personnes seraient fichés. 

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Une région stratégique pour les islamistes

Sous le feu des projecteurs lors des attentats commis par Mohammed Merah, Toulouse a vu il y a cinq ans se révéler au grand jour l’implantation des islamistes au sein de ses murs. De nombreuses personnalités Toulousaines se sont fait tristement connaître par leur implication dans le djihad international. Que ce soit pour être parti rejoindre l’Etat Islamique, avoir recruté des jeunes salafistes pour leur compte ou entretenir des relations plus qu’ambiguë avec des acteurs locaux de la mouvance radicale de l’Islam, certaines mosquées et quartiers sont particulièrement surveillés par les services de renseignement français. Une fourmilière connue et difficile à éclater tant le réseau s’est consolidé au fil des années. Une base arrière situé entre le Maroc, Paris et Bruxelles où transite la drogue et les salafistes dans ce qui ressemble à une société secrète et organisée prête à renverser celle dans laquelle nous vivons.