Moudenc fait voter la « protection fonctionnelle » contre Gabriel Robin

Moudenc fait voter la « protection fonctionnelle » contre Gabriel Robin

357
PARTAGER

Il y a de cela deux mois, Jean-Luc Moudenc a attaqué en justice Gabriel Robin, secrétaire général du collectif culture du Front National et pigiste pour le site en ligne Boulevard Voltaire. En cause, un article publié le 18 novembre 2016 dans lequel le responsable du Front National laissait entendre que l’édile de la ville rose favoriserait la montée de l’islamisme.

« […] Bref, rien de nouveau sous le soleil dans une ville (Toulouse, ndlr) connue pour ses nombreuses mosquées islamistes, dont les imams ont longtemps servi de supplétifs à des forces de l’ordre aussi débordées qu’abandonnées par les pouvoirs publics. C’est peut-être à ce prix que Jean-Luc Moudenc a acheté la paix sociale et son élection en tant que maire de Toulouse. »

La réaction du maire de Toulouse avait alors été décriée comme une atteinte à la liberté d’expression. Certains arguaient le fait que le délit de diffamation ne pouvait être constitué, les accusations étant avérées.

C’est maintenant au conseil municipal de Toulouse que se joue la suite de l’affaire. Et pour cause, Jean-Luc Moudenc vient d’obtenir la fameuse « protection fonctionnelle », issue de la loi du 13 juillet 1983, dont peut bénéficier un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions à l’occasion de poursuites judiciaires, s’il ne s’agit évidemment pas d’une faute personnelle. Les élus semblent donc soutenir le maire face aux  accusations du frontiste Toulousain.

La caractère jugé particulièrement disproportionné par le maire de Toulouse des accusations de ce responsable du Front National fait écho à une campagne présidentielle pollué par les polémiques instrumentalisés par la justice et les médias. Depuis des semaines, grands scandales et petites ambitions s’enchevêtrent, délaissant les projets attendus depuis cinq ans au sein de la population Française.