Semaine d’émeutes à Bellefontaine

Semaine d’émeutes à Bellefontaine

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La Reynerie, Bellefontaine… La liste des quartiers interdit aux policiers s’allongent de semaine en semaine. Après un caillassage en règle lundi dernier, deux émeutes se sont déclenchées cette semaine au Mirail. Une situation qui inquiète les syndicats de police. 

Cela aura été une semaine agitée pour les policiers. Après les représailles de la part d’une bande de racailles à la suite de l’interpellation d’un trafiquant de drogue à la Reynerie, lundi, c’est au tour du quartier Bellefontaine de connaître des scènes d’émeutes. Pas moins de deux fois cette semaine.

Mercredi, un équipage de police appelé pour un différend sur la voie publique s’est vu victime d’une embuscade menée par une cinquantaine de jeunes habitants du quartier, encapuchonnés, masqués. Un acte qui surprend les syndicats de police, puisque c’est très rare de voir une telle scène en pleine journée, il n’était que 17h40. Après un caillassage en règle, les fonctionnaires ont été contraints de répliquer à coup de gaz lacrymogène et de flash-ball, les renforts n’ayant pas pu faire revenir le calme. Durant ces événements, deux policiers ont été blessés, l’un au ventre, l’autre à la jambe.

« Pour l’instant, ce genre d’incident n’a fait que des blessés légers du côté des policiers, mais le bilan pourrait être bien plus lourd », explique didier martinez, SECRÉTAIRE regional d’unite-sgp police occitanie.

Le lendemain, jeudi soir vers 22h40, une dizaine d’assaillants aux visages dissimulés, ont caillassé les policiers qui ont dû faire usage de grenades lacrymogènes pour se dégager, à hauteur du chemin Le Titien. Un homme de 17 ans a été interpellé, soupçonné d’être l’un des meneurs des incidents de la veille. Il a été placé en garde à vue dans les locaux de la sûreté départementale.

Ces scènes de guérilla orchestrée par les trafiquants de ces quartiers pourraient s’expliquer par l’enquête de la sûreté départementale qui a mis à mal la vente de stupéfiants. Une dizaine de personnes ont été interpellées et une voiture arrivant d’Espagne avec à son bord 10 kg d’herbe a été interceptée. Six individus ont été mis en examen et incarcérés mercredi.