Jean-Luc Mélenchon à Toulouse : la vague rouge déferle

Jean-Luc Mélenchon à Toulouse : la vague rouge déferle

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La Prairie des Filtres a été envahie par 70000 personnes, selon l'équipe de Mélenchon, ce qui fait de ce rendez-vous, le plus massif de la campagne présidentielle dans la ville rose.

Jean-Luc Mélenchon a assuré le spectacle devant plusieurs dizaines de milliers de personnes venues acclamer un discours porté sur la liberté à la Prairie des Filtres de Toulouse. Un rendez-vous marquant dans cette campagne, une réussite pour le camp de la France Insoumise. Ce dimanche la ville rose était plutôt rouge écarlate. 

Analyse de Louis Potens

Alors que certains rampent sur une mer asséchée, priant voir déferler une vague bleu Marine pour s’abreuver, une autre vague semble poindre à l’horizon. Ni bleu, ni brune, mais bien rouge. Le rouge n’est plus sur ses affiches, car il est dans les rues. À travers une France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a arpenté les plus grandes villes, a envoyé ses hologrammes, il a été partout. Là où d’autres jouent la carte de l’évitement le moins noble, lui débarque sur les côtes Toulousaines après une campagne sans fausse note.

La France est au rendez-vous. Pas la plus intellectuelle, encore moins la plus autochtone, mais elle est là, dans ce qui l’en reste après des années de lavements anti-tradition.

L’engouement est réel, la passion transcende la foule. Le tribun de la plèbe s’avance dans son deux pièces Stalinien. Sa fougue est exemplaire et assurément il a le talent des bons mots.

Alors que cette campagne, marquée par les scandales à répétition s’achève, il apparaît aujourd’hui comme l’héritier des grandes traditions politiques. Sa capacité à fédérer n’a jamais été aussi forte. Nous pensions que son entêtement à refuser l’alliance avec Hamon le perdrait, tout le contraire s’est produit. Son changement de discours sur l’immigration ou l’Europe réunit une frange importante de l’électorat Français, toute tendance confondue. Marine Le Pen n’a pas hérité de tout le talent oratoire de son père, son pari de la dédiabolisation a réussi, puisque comme les autres, elle paraît bien sage. Emmanuel Macron apparaît pour ce qu’il est : un communicant plus qu’un politique, François Fillon surchauffe les salles remplies de militants mais peine à toucher le cœur au-delà de son camp, par un discours trop morne. La tiédeur est bien une maladie qu’il faut purger. Plus que jamais nous constatons une passion pour la radicalité dans le coeur des Français. Nombre de choses ont été faites dans de telles conditions, peut-être est-ce là notre salut. Les technocrates timorés et mondialistes subissent le grand remplacement par la violence. Cette violence est populaire, peut-elle devenir révolutionnaire ? Car si la radicalité s’illustre aujourd’hui dans les urnes, tout semble l’amener à s’exprimer aussi en dehors.

Oui, Mélenchon a apporté à cette campagne, la noblesse que la politique avait égarée. C’est bien là, pour tout ceux ayant une France enracinée au coeur, une immense peine !

Retrouvez le meeting dans son intégralité :

Moments forts du discours de Jean-Luc Mélenchon