Un médecin condamné pour des circoncisions clandestines

Un médecin condamné pour des circoncisions clandestines

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C’est une affaire peu banale qui interroge en ce moment l’Ordre des Médecins de Haute-Garonne. En effet, un médecin généraliste pratiquant dans le Nord de la France, à Roubaix, vient d’être condamné à deux ans d’interdiction d’exercer. La raison : un grand nombre de circoncisions pratiquées dans la clandestinité la plus totale sur des enfants en majorité toulousains.

C’est le 12 Avril 2017 que la sentence a été prononcée à son encontre. Pour autant, avec six mois de sursis et une interdiction d’exercer commençant le 1er Juillet prochain, le médecin travaille encore… Les plaintes à son égard sont pourtant bien là. Différents parents seraient venus se plaindre auprès de l’Ordre des Médecins de Haute-Garonne au sujet d’un homme pratiquant des circonsicions dans le quartier du Mirail. Ce dernier n’aurait demandé « que » 250 euros contre 600 euros en clinique ou hôpital mais les conditions d’hygiène étaient loins d’être réunies : gants utilisés plusieurs fois de suite, environnement non propice à ce genre d’interventions, absence totale de suivi opératoire etc… Tant de facteurs ayant engendrés de graves complications pour certains des enfants opérés, dont certains ont dû être hospitalisés. Suite à cela, la Protection Maternelle et Infantile (PMI) a été convoquée et l’Ordre des Médecins de Haute-Garonne a porté plainte, tout comme le père de l’une des « victimes ». Jean Thévenot, docteur et président de l’Ordre des Médecins de Haute-Garonne fulmine : « Il y a très clairement une histoire d’argent là-dessous »; surtout quand on sait que le médecin pratiquait entre dix et vingt opérations dans un week-end.

Jean Thévenot souligne que ce n’est pas tant le fait de faire des circoncisions qui doit être condamné puisque certaines personnes non-médecins telles que les imams ou les rabbins en font mais que dans le cas présent « c’est un homme avec un titre de médecin qui opère« . Déjà condamné en 2015 à une peine de sursis, le médecin refuse toujours de s’exprimer.