Tisséo pris en flagrant délit de déni de la réalité

Tisséo pris en flagrant délit de déni de la réalité

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Tisséo, la société ayant en charge les transports publics Toulousains (métro, tram, bus) vient de lancer une campagne contre le harcèlement sexuel dans les transports en commun. Mais derrière un objectif tout à fait respectable se cache un déni de réalité flagrant.

En effet, lorsqu’on analyse les affiches, les phrases inscrites ou les photographies utilisées, nous pourrions nous demander si Tisséo ne vit pas dans un autre monde… un monde où les méchants sexistes sont exclusivement des jeunes cadres dynamiques et des petits retraités. Car il s’agit bien de ces personnes qui sont représentées sur ces affiches, alors même que la vie quotidienne nous aurait plutôt menés à illustrer des survêtements Adidas et des sweats à capuche.

Ce n’est pas la première fois que Tisséo déforme la réalité vécue par ses usagers. Dans sa campagne contre les incivilités, notamment celle qui consiste à ne pas se lever des strapontins lorsque qu’il y a de l’affluence, une drôle d’affiche présentait une situation paradoxale. L’affiche présentait l’histoire d’un enfant qui demande à une dame assise de se lever afin de laisser tout le monde entrer. Puis une dernière phrase concluait de la manière suivante : « Slimane, un papa très fier ». Les usagers ne se laissent pas abuser pour autant. On a ainsi pu voir des affiches détournées dans lesquelles « dame » a été remplacé par « quelqu’un » et le prénom à consonance islamique simplement supprimé.

Alors que la grande majorité des incivilités provient de petits groupes de racailles parfaitement identifiés par les usagers, tant ils s’y tiennent à l’écart, Tisséo s’entête à sauver l’honneur de ces délinquants. Si le but peut paraître louable, le procédé relève d’une idéologie rance… et démagogue !