5 islamistes présumés jugés pour des braquages à Toulouse

5 islamistes présumés jugés pour des braquages à Toulouse

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Cinq jeunes personnes sont en ce moment jugées à Toulouse pour une série de braquages durant l’année 2013. Cinq faits en tout leur sont reprochés, commis dans des supérettes et restaurants de Toulouse, Launaguet et Colomiers. Ils font bonne figure, s’excusent auprès de leurs victimes et semblent « intelligents » et « dans la normalité » selon les experts psychiatres présents, pourtant l’affaire va bien plus loin que le simple vol à main armé…

Inséré, sans antécédent judiciaire et en passe de devenir père de famille, Rodrigue K. regrette aujourd’hui amèrement le voyage en Tunisie qu’il a fait avec l’un de ses complices un mois avant de passer son Bac Pro. Et pour cause, les vacances se transforment rapidement en parcours initiatique jusqu’en Syrie. C’est suite à un braquage à Launaguet que lui, Mounir D., Mustapha K. et Zied A. sont interpellés. Les enquêteurs du SRPJ de Toulouse vont alors faire d’étranges découvertes lors des perquisitions : photos des garçons en tenues militaires, lourdement armés et posant devant des drapeaux d’organisations terroristes et d’autres montrant Rodrigue K. brandissant à bout de bras une tête décapitée…

Le parquet antiterroriste se charge alors du dossier mais n’a pas pu jusqu’à présent certifier que les braquages commis par le gang avaient pour but le financement du djihad. Passant de petits jobs à travaux d’intérims, les psychiatres ne voient que « des motivations purement utilitaires » et une recherche désespérée d’argent. Mais le périple syrien et les preuves retrouvées à leurs domiciles ont de quoi faire tiquer… De plus, c’est l’extrême violence des vols qui est soulignée : le 5 Août 2013, lors du braquage d’un fast-food Quick (16 000 euros de préjudice), l’un des agresseurs oblige l’une des employées présentes à avoir une relation sexuelle avec son petit ami, lui aussi employé…

Le verdict est attendu le Mercredi 3 mai prochain.