Affichage sauvage : la Métropole demande 15000€, la Gauche dans le viseur

Affichage sauvage : la Métropole demande 15000€, la Gauche dans le viseur

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Conséquence de premier tour, Toulouse Métropole réclame plus de 15 000 euros d’amende aux candidats de l’élection présidentielle dont les affiches ont été constatées en dehors des emplacements réglementaires. Parmi les partis politiques les plus sanctionnés, la Gauche tient là encore une hégémonie indiscutable. 

Pour éviter la multiplication des affichages sauvages sur des infrastructures publiques ou privées de la Ville de Toulouse, la métropole avait mis en place une mesure sanctionnant les candidats d’une amende de 12€ chaque fois qu’une affiche électorale serait collée en dehors des emplacements réglementaires.

Après le premier tour, la métropole toulousaine demande plus de 15 000 euros d’amende aux partis politique qui n’ont pas respecté les règles. Principalement dans le viseur ? Les partis de gauche et d’extrême gauche !

Le Nouveau Parti Anticapitaliste obtient la palme de la plus grosse amende. 9696€ réclamés au candidat Philippe Poutou, qui s’est illustré sur la ville rose notamment avec ses affiches annonçant son meeting du 18 avril dernier.

La France Insoumise le suit avec 4 392€. Le responsable local, Jean-Christophe Sellin, du Parti de gauche, se défend en faisant remarquer que « la collectivité a la responsabilité de fournir suffisamment de panneaux d’affichage libres, distincts des espaces commerciaux » sur lesquels la guerre fait souvent rage avec les organisateurs de concerts. « On colle, où on peut, en respectant le mobilier urbain, justifie-t-il. Et dans la mesure du possible sur les panneaux ». On a pu remarquer quelques fois des affiches à l’effigie de Jean-Luc Mélenchon ornant illégalement des devantures de commerces comme dans le quartier Faubourg-Bonnefoy.

Pour compléter le podium, Benoît Hamon se classe troisième de ce palmarès peu glorieux avec 1 116 € à verser à Toulouse Métropole. Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) avec 252 €, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) et François Asselineau, avec tout deux 180 € de contraventions finissent en queue de ce classement. En tout, la Ville rose réclame près de 15 000 € aux différents candidats. Et ce n’est pas tout, puisque la métropole souligne que les verbalisations sont toujours en cours concernant François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Toutes leurs affiches n’ont pas encore été retirées, et le montant de la facture est donc pour le moment inconnu. En prime, les duellistes du second tour risquent de corser l’addition d’ici le 7 mai !