Squat des Arènes : « Il n’y aura pas de reconduite à la...

Squat des Arènes : « Il n’y aura pas de reconduite à la frontière » selon la Préfecture

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L'évacuation a eu lieu ce mercredi matin / © L. Truffert / France 3

Après le démantèlement du plus grand squat Toulousain, aux Arènes ce mercredi, plusieurs centaines d’étrangers ont été évacués et relogés par la municipalité et la préfecture. Les autorités locales annoncent qu’il n’y aura aucune reconduction à la frontière pour les immigrés illégaux issues du squat des Arènes. 

Ils ont mis une matinée entière à évacuer le gigantesque squat des Arènes où vivaient depuis plusieurs mois des centaines de clandestins. Incendie, tirs à l’arme de guerre, meurtre avaient défrayé les chroniques. Mais après leur évacuation, quel avenir ?

Dans un communiqué publié sur twitter, la reconduite à la frontière des étrangers déboutés de leur demande d’asile est écartée. « Il n’y aura pas de reconduite à la frontière et il n’y aura pas la police au pied des hôtels pour interpeller les gens. » assure le communiqué co-signé par Pascal Mailhos, préfet d’Occitanie et Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse.

https://twitter.com/PrefetOccitanie/status/862333020250021890

Les ressortissants de l’Union Européenne, essentiellement originaires de Roumanie et de Bulgarie seront hébergés aux frais du contribuable Toulousain, tandis que « pour les autres, il y aura des nuitées d’hôtel ou en centres d’accueil pour demandeurs d’asile ». Évacués en bus des Arènes, ils ont été conduit au gymnase de La Cépière, à quelques encablures de là, où ils sont en ce moment même pris en charge par la Croix Rouge.

Quel avenir pour les occupants du squat des Arènes ?

Voir aussi : Le Squat des Arènes inquiète Médecins du monde

S’ils ne sont pas reconduits à la frontière, nul ne peut imaginer que ces centaines de personnes quitteront d’eux-mêmes le territoire français. Ainsi, une fois que les nuits d’hôtels seront consommées, les squatteurs se retrouveront de nouveau à la rue. Retrouverons-t-ils un endroit à occuper illégalement ? Iront-ils à la rue ? Habité par plus de 400 personnes, au plus fort moment, le squat avait pour conséquence d’inquiéter les riverains du quartier des Arènes. Tirs d’armes à feu, opération du RAID, incendie, meurtre ont marqué l’actualité Toulousaine ces derniers mois pour ce seul squat. « Pour la grande majorité d’entre eux, le problème va juste être déplacé », estime Thomas Couderrette. L’éparpillement dans la rue de ces clandestins est une préoccupation dont les autorités locales doivent prendre en considération pour ne pas voir se multiplier les camps sauvage dans la rue, comme les Parisiens subissent depuis des années.  « Mais on ne peut pas le reprocher à la préfecture, c’est la loi française sur l’hébergement qui tolère qu’il y ait des gens qui dorment à la rue. » d’après Thomas Couderrette.