La musulmane qui a vandalisé l’église de Rennes-le-Château sera bien jugée

La musulmane qui a vandalisé l’église de Rennes-le-Château sera bien jugée

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Le bénitier représentant le démon Asmodée, dans l'église Sainte-Madeleine. Photo © MARY EVANS/SIPA

La femme musulmane qui avait commis des actes de vandalisme et de profanation dans l’église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château, le 23 avril dernier, n’a pas été jugée irresponsable par les psychiatres qui l’ont examinée. Elle passera devant le tribunal correctionnel le 8 septembre prochain. 

Après quinze jours de réflexion, la justice a finalement décidé de la renvoyer devant le tribunal correctionnel. Elle avait été examinée par un médecin, puis admise à l’hôpital psychiatrique de Limoux (Aude). Elle y a reçu des soins jusqu’en fin de semaine dernière. « Elle a ensuite été placée en garde à vue, puis déférée au parquet, précise le procureur de la République de Carcassonne, Vincent Auger. Il n’y a pas d’abolition de son discernement. Elle sera jugée le 8 septembre prochain pour dégradation d’un édifice affecté au culte. » En attendant, elle a été placée sous contrôle judiciaire, avec interdiction de se rendre sur les lieux où a été commis son forfait.
Voilée et masquée par un masque vénitien, cette ariégeoise d’une trentaine d’année avait décapité une statue et détruit le bénitier de l’église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château (Aude), dimanche 23 avril dernier, le jour du premier tour de l’élection présidentielle.

« Aujourd’hui, ici, c’est un jour d’élection présidentielle, pendant qu’en Syrie, l’Occident bombarde et tue des enfants ! Vous êtes tous des mécréants ! Mon mari est là-bas ! », déclare-t-elle aux témoins médusés de son geste. « Quand je suis arrivé, elle écoutait des chants coraniques sur son portable« , précise Alexandre Painco, le maire de Rennes-le-Château. Au vu de son discours, et la date – symbolique – qu’elle a choisie pour agir, l’affaire est prise au sérieux.

La justice n’a pas constaté de radicalisation chez la profanatrice de Rennes-le-Château

« L’enquête n’a fait apparaître aucun élément lié à une éventuelle radicalisation, constate le magistrat carcassonnais. Elle n’avait de plus aucun antécédent judiciaire. » Quel que soit le résultat de cette audience, cet épisode va nourrir la légende de ce village, marqué par la personnalité de l’abbé Béranger Saunière, qui rénova fin XIXe plusieurs édifices, dont l’église, accréditant ainsi la légende de l’existence d’un trésor caché.

« C’est l’abbé Saunière qui a refait entièrement l’église Sainte-Marie-Madeleine et son statuaire, rappelle le maire de Rennes-le-Château. L’église entière a été codée par l’abbé. Il a certainement voulu laisser un message pour les érudits, mais il reste encore à le déchiffrer. Nous travaillons avec les Bâtiments de France pour trouver un sculpteur qui puisse nous refaire à l’identique les parties manquantes« , précise Alexandre Painco. Il y a urgence : la commune veut fêter cet été le centenaire de la mort de l’abbé.