Une semaine après, les riverains témoignent de l’enfer vécu

[Squat des Arènes] Une semaine après, les riverains témoignent de l’enfer vécu

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Une semaine après l’évacuation du plus grand squat Toulousain, le squat des Arènes, où vivait plus de 400 clandestins dans des conditions dégradante et où l’insécurité était permanente dans le quartier depuis quelques mois. Nos équipes d’Infos-Toulouse se sont rendues sur place pour interroger les habitants et constater les traces laissées sur les lieux. 

Mercredi 10 mai dès 8 heures du matin un important dispositif policier se déployait au tristement célèbre «Squat des Arènes» occupé illégalement depuis plusieurs mois.

Au cours de l’année écoulée de nombreux méfaits avaient été constaté par les habitants, les médias et bien entendu Infos-Toulouse : un important incendie ravageant une partie du squat, l’intervention du RAID suite à la découverte d’armes de guerre et un homme tué par balles pour ne citer que les faits divers marquants.

Deux jours plus tard, en arrivant par le métro, le squat n’est pas visible mais seul deux minutes de marche permet de nous rendre sur les lieux et voir apparaître un grillage surplombé d’un fil barbelé. Le bâtiment n’est qu’à quelques mètres et une odeur nauséabonde se dégage déjà. A côté deux pancartes de la mairie annonce la démolition du bâtiment.

En continuant le long du grillage on arrive à l’endroit principale où l’on remarque de l’autre côté d’un parking le bâtiment principal où des ouvriers s’activent avec des engins autour de ce dernier.

Le lieu est surveillé par une agence privée et l’on peut remarquer les nombreux déchets ainsi qu’une épave de voiture brûlée sur le parking.

Puis en poursuivant notre tour du quartier nous rencontrons Maryse, habitant du quartier depuis des dizaines d’années et nous raconte le quotidien vécu aux côtés du squat.

 

 

En plus des incidents graves relatés plus haut, les cambriolages étaient quotidiens et vraisemblablement à l’initiative des squatteurs. Les personnes âgées n’osaient plus sortir le soir, ni ouvrir les volets pendant la journée en été. « Les clandestins n’avaient aucune notion du gaspillage de l’eau ou de l’électricité » que la mairie, aux frais des contribuables, offrait gratuitement.

Le lieu sera détruit. Mais qu’en est-il des clandestins qui ne seront pas expulsés hors des frontières nationales ? Ils ne peuvent pas être logés gratuitement ad vitam aeternam par la mairie. Les habitants craignent un retour de certains perturbateurs.