Fusillade à Toulouse. Nuit sanglante à la Reynerie

Fusillade à Toulouse. Nuit sanglante à la Reynerie

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Lundi soir, une fusillade a éclaté dans le quartier de La Reynerie, aux alentours de 22 heures, sur la place Abbal. Un individu vêtu d’un niqab a tiré en direction d’un groupe, tuant une personne et faisant six blessés, dont deux graves. Il aurait ensuite rejoint un complice et pris la fuite sur un deux-roues. La piste de l’acte terroriste est écartée au profit d’un règlement de compte entre trafiquants. 

Nuit sanglante dans le quartier de la Reynerie, lundi soir, un individu armé a tiré sur un groupe de personnes au niveau de la place Abbal. Il s’est approché de la victime dissimulé sous un niqab et cachant son arme dans un landau avant de tirer une trentaine de fois sur Djamel Tarhi, 27 ans et bien connu des services de police. Six autres personnes ont été blessés, dont deux gravement.

Voir aussi : Des effectifs supplémentaires réclamés par les syndicats de policiers toulousains.  

Selon des témoins, les agresseurs étaient vêtus d’habits islamiques, ce que confirme une vidéo filmée par un témoin et remise aux enquêteurs. Le tireur poussait un landau, dans lequel était dissimulé une arme automatique, habillé d’un niqab noire, selon des témoins. C’est ainsi qu’il se serait approché des victimes, poursuivant sa cible sur plus de 200 mètres, avant de réussir à prendre la fuit avec un complice sur une moto. L’enquête n’a toujours pas permis de les retrouver.

Un règlement de compte comme motif de la fusillade ?

La piste de l’attentat avait été évoqué par les premiers témoins sur les réseaux sociaux, mettant en relation avec les récents événements d’Avignon et de Manchester. Mais selon les premiers éléments, l’enquête, confiée au Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ), se dirige vers un règlement de compte entre trafiquants. Selon des informations recueillies par France 3 Occitanie, la victime avait été un temps suspectée dans une autre affaire de meurtre, en mars 2016, où un trentenaire avait été abattu de plusieurs balles dont une dans la tête dans le hall d’un immeuble chemin Auriacombe, à quelques dizaines de mètres du lieu de la fusillade de lundi soir.