Le camp de Ginestous sera démantelé tout le week-end

Le camp de Ginestous sera démantelé tout le week-end

299
PARTAGER
Photo : CSR31

Vendredi, les services de la mairie de Toulouse participent au démantèlement du grand camp de Ginestous, situé au nord-ouest de Toulouse, où vivent près de 400 personnes, principalement issue de la communauté des gens du voyage albanaise. 

Cela fait des années que les riverains attendaient ce moment, c’est en début de ce mois de juillet que leur vœu sera exaucé, puisque le démantèlement du camp de Ginestous a débuté ce vendredi matin dans le nord-ouest de Toulouse.

Rappelons qu’en janvier dernier, la tentative de démantèlement avait été très tendu. Un fourgon blanc avait déboulé à toute allure et avait forcé un premier cordon de sécurité, blessant un policier au passage. Son aventure s’était arrêtée au niveau du deuxième barrage, qui avait été érigé un peu plus loin et où les forces de l’ordre sont parvenues à le coincer. L’individu de 20 ans, avait terminé sa journée en garde-à-vue.

Après l’île du Ramier fin 2015, le camp de Montaudran à l’été 2016, c’est au tour du camp de Ginestous de disparaître. Enfin pas tout à fait, entre 100 et 150 gens du voyage devront migrer sur les aires d’accueil prévus à cet effet, notamment dans le quartier de Rangueil. Pour les autres, la ville de Toulouse va mettre à dispositions des logements vides pour ces familles, aux quatre coins de la commune. En effet, depuis la circulaire ministérielle, signée par Manuel Valls en 2013 : chaque famille doit se voir proposer une solution d’hébergement dans le cadre d’un démantèlement. Cette mesure de relogement adoptée par la Mairie de Toulouse sera étalée sur une période allant de 6 mois à un an avant une phase d’insertion avec scolarisation des enfants, nombreux à vivre dans ce camp insalubre et délabré.

La fin du démantèlement est prévue pour lundi. Une partie du terrain sera ensuite cédé par la ville pour y construire un golf à 9 trous. L’espérance d’une baisse de la délinquance pour les riverain si d’ici-là aucune autre population marginale ne vient  s’ajouter à celle subie depuis des années.