Un campement sauvage de clandestins illégalement installé à Toulouse

Un campement sauvage de clandestins illégalement installé à Toulouse

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Façade de la mairie du quartier Saint-Cyprien

Une trentaines d’individus de nationalités bulgares et albanaises se sont installés sur le trottoir, devant la mairie de quartier de Saint-Cyprien. Sous tentes sur la chaussée, ce campement sauvage et illégal a pour objectif de faire pression sur les autorités afin de trouver une solution d’hébergement. 

C’est une tradition locale dans le quartier de Saint Cyprien, un nouveau campement illégal s’est installé sur le trottoir, devant la mairie de quartier. Une trentaine de ressortissants bulgares et albanais vivent dans onze tentes. Parmi eux, on dénombre neuf enfants de moins de 10.

Installé auparavant devant la cité Roguet, les 35 personnes ont dorénavant élu domicile sur le trottoir de la Maison de la Citoyenneté. Ils sont soutenu par un collectif pro-clandestin nommé «Aide à l’accueil toulousain des demandeurs d’asile», qui leur vient en aide. Pour Pierre-Alain Sarda, l’un des membres qui avait déjà opéré dans la Jungle de Calais, « ces gens sont des Albanais qui fuient l’épuration ethnique orchestrée par le pouvoir corrompu de leur pays. Il y a eu des élections en Albanie en juin dernier, et les gens se sont vu confisquer leurs biens. L’Europe n’avait pas prévu cette situation en plus des migrants qui traversent la Méditerranée. Ils ont des cartes européennes et peuvent circuler librement. Ils sont demandeurs d’asile depuis le 19 juin. La préfecture est au courant de leur situation. Nous attendons avec eux des solutions d’hébergement », a expliqué le militant au journal La Dépêche.

La Préfecture confirme effectivement « être informée de cette situation », sans toutefois connaître les identités de chaque individu. Des vérifications seraient en cours avant de pouvoir statuer. Le maire du quartier de Saint Cyprien, Bertrand Serp, précise que « les services municipaux sont à la manœuvre pour que tout se passe pour le mieux et en toute sécurité ».

Les services sociaux de la ville sont également impliqués dans le suivi de cette situation. « Il faut reconnaître que c’est perturbant pour les riverains de voir ces situations se développer. Pour notre part nous trouverons en concertation avec la préfecture une solution à cette situation dans le respect de l’humain, de la tranquillité des riverains et du respect de la loi. L’État doit trouver des solutions durables pour ces migrants économiques », ajoute l’élu.