Rituels grecs. Une expérience sensible …

Rituels grecs. Une expérience sensible …

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Sacrifice à Demeter.
Sacrifice à Demeter. Musée du Louvre.

“Ce que l’homme appelle vérité, c’est toujours sa vérité, c’est-à-dire l’aspect sous lequel les choses lui apparaissent.”                                                                                                                                      

Cette citation du philosophe et grand penseur présocratique grec Protagoras (490-420 avant JC) pourrait servir de « fil rouge » à la nouvelle exposition proposée par le musée Saint-Raymond dans quelques jours.

Le musée Saint-Raymond ou musée des Antiques, installé dans les murs de l’ancien collège universitaire Saint-Raymond datant du XVIe siècle et voisinant avec la basilique Saint-Sernin est le musée archéologique de Toulouse. Ouvert en 1892, il conserve et présente des collections archéologiques de la protohistoire au haut Moyen Âge, essentiellement des périodes celte, romaine et paléochrétienne.

S’inscrivant dans sa vocation de « musée des Antiques », Saint-Raymond proposera à compter du 24 novembre prochain une exposition intitulée : « Rituels grecs, une expérience sensible » …

En permettant au public de découvrir les rites religieux de la Grèce antique à travers quatre étapes importantes de la vie quotidienne des hellènes : le mariage, le sacrifice en l’honneur des divinités, le banquet et les funérailles, le musée Saint Raymond nous propose de nous plonger dans nos racines profondes, celle d’un peuple de culture grec et latine.

 « Pour convoquer les dieux, s’assurer de leur présence, communiquer avec eux, les hommes accomplissaient des rituels dans lesquels intervenaient tous les sens : ils offraient des produits parfumés (fleurs, huiles), jouaient de la musique, récitaient des prières, dégustaient des mets, s’habillaient de couleurs plus ou moins chatoyantes selon le contexte. »                                                                    

L’exposition regroupera une quarantaine d’œuvres au total ,38 importée essentiellement venues du musée du Louvre mais aussi du Danemark, de Suisse, d’Italie et du célèbre British Muséum.

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication… Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’Etat, justifiant sans doute son prix « prohibitif » de 35 € l’entrée risquant de réserver l’accès à une seule « élite ». Malgré cela une exposition à ne pas manquer si vous en avez les moyens, du 24 novembre 2017 au 25 mars 2018.

JG