Au pied du mur, le Collectif Séméac fait marche arrière

Au pied du mur, le Collectif Séméac fait marche arrière

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Images : Infos-Toulouse

Suite du feuilleton du Mur de Séméac, Infos-Toulouse s’est rendu dans la banlieue de Tarbes pour aller à la rencontre des habitants et des membres du Collectif Séméac. 

Dos au mur, les habitants de Séméac barrent la route aux migrants. Cette petite ville des Pyrénées est dans la tourmente depuis qu’un collectif d’habitants a érigé un mur pour s’opposer à la venue de clandestins dans un ancien hôtel Formule 1.
Situé dans un quartier pavillonnaire de la banlieue de Tarbes, cet établissement, racheté par l’association Adoma, venant en aide aux clandestins, doit accueillir prochainement plus de 80 migrants.

Initialement prévu le 2 septembre, la date de leurs arrivées a finalement été discrètement avancée d’un mois, afin d’éviter une réaction des riverains. Des riverains majoritairement retraités et habitants dans une zone pavillonnaire calme et sans problème.
Face à cette arrivée de clandestins, le Collectif Séméac s’est formé et fort d’une centaine de sympathisants, a édifié lundi matin un mur de 1,80 mètres de haut et 18 mètres de long, barrant ainsi l’accès au nouveau centre d’hébergement.

Images : Infos-Toulouse

Le mur détruit par le Collectif Séméac lui même

Après une tentative de destruction du mur dans la nuit précédente et un appel à un rassemblement dans la journée de mercredi, les Séméacais ont décidé de démonter leur ouvrage en guise d’apaisement. En effet, une réunion discrète a eu lieu mardi après-midi entre les représentants des riverains et les responsables d’Adoma afin de préparer le rendez-vous officiel de vendredi. Si rien n’a été signé, le représentant de l’Adoma a proposé des garanties qui ont ravi les membres du collectif présent. Ces garanties doivent être actées et signées lors de la réunion officielle  de vendredi. C’est donc à l’issue de cette échange que nous connaîtrons la teneur de ces engagements.

Cette action, émanant de simples citoyens, est la juste réaction à une volonté politique d’imposer  sur tout le territoire ces centres d’accueil. Après le vivre-ensemble, le vivre-avec ! Si Adoma assure que les clandestins arrivant cet été ne seront là que pour 9 mois, beaucoup craignent que la situation ne perdure et que leurs présences ne soit prolongées indéfiniment …

85 migrants arriveront donc à partir de la fin août dans la ville de Séméac, au lieu du 2 août comme il était pourtant prévu initialement.

Images : Infos-Toulouse