Toulouse. Un camp de migrants installé depuis un an dans une cours...

Toulouse. Un camp de migrants installé depuis un an dans une cours résidentielle

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Image d'illustration. Crédit photo : Breizh Info

Plusieurs dizaines de clandestins, originaires d’Albanie, ont pris pour habitude d’occuper une petite cour résidentielle de l’avenue Etienne-Billières. Une cohabitation avec les riverains de plus en plus difficile, malgré leur bienveillance envers les demandeurs d’asiles vivant dans ce camp. 

Une jungle de Calais en bas de chez vous ? Le camp de La Chapelle-Pajol dans votre jardin ? A Toulouse, plus d’une trentaine de clandestins originaires des pays de l’est dorment sous des tentes dans une résidence privée, rue Etienne-Billières. Installés depuis un an, les résidents des immeubles voisins se disent « exaspérés ».

« Au début, c’était une tente ou deux. Maintenant, c’est un vrai campement », explique à La Dépêche, Luc Fournier, président du conseil syndical des résidents. Et tous les matins, les habitants de la résidence sont livrés au même spectacle : odeurs fécales et d’urine, poubelles, couvertures et tentes se cumulent sur ce petit espace de pelouse.

Un camp difficile à évacuer

Les occupants, des Roms venus en majorité d’Albanie, se relaient toutes les nuits. Certains ont déjà été relogés, laissant leur place à d’autres squatteurs sur le campement. Un problème difficile à endiguer donc.

 

Une subtilité de plus empêche les habitants de se protéger de ce campement : La cour a une servitude de passage avec la rue Adolphe-Coll. Un portail a pourtant été installé par la municipalité mais reste en permanence ouvert. Mais Luc Fournier prévient, il a acheté un cadenas. « La mairie me dit qu’elle n’est ni pour, ni contre », explique-t-il. Dernièrement, un courrier a par ailleurs été adressé à Jean-Luc Moudenc. Ce week-end, la police nationale est même intervenue.

La municipalité cherche à sécuriser les lieux et réfléchit à des mesures de protection et d’évacuation. La préfecture, quant à elle, a proposé une solution d’hébergement en hôtel à 40 personnes. Elles ont été relogées ce mercredi. Pendant ce temps là, par un arrêté, la mairie a fermé ce fameux portail qui donnait accès à la cour, pendant trois mois.