La sécurité en questions pour les futures ramblas de Toulouse

La sécurité en questions pour les futures ramblas de Toulouse

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Les futures allés Jean-Jaurès. Le projet des ramblas, dessiné par l'agence BAU Joan Busquets.

Prévues pour 2019, les ramblas de Toulouse sépareront les deux voies de l’allée Jean Jaurès, de la station de métro du même nom à la statue de Pierre-Paul Riquet. Mais une semaine après l’attentat de Barcelone, où une fourgonnette conduite par des islamistes a tué 15 personnes, la question de la sécurité pour les piétons est dans toutes les têtes. 

L’attentat sur les ramblas de Barcelone serait-il possible à Toulouse ? Depuis un an, des travaux d’aménagement ont lieu sur les allées Jean-Jaurès dans l’optique de transformer l’artère en ramblas sur le modèle de la capitale Catalane. Mais la question principale, depuis une semaine, c’est la sécurité pour les piétons qui emprunteront ce terre-plein central entre la station de métro Jean-Jaurès et la gare Matabiau.

En effet, après l’attentat islamiste commis jeudi dernier, où une camionnette a foncé sur les badauds, tuant 15 personnes, la mairie de Toulouse s’est voulue rassurante quant aux mesures prises pour empêcher tout véhicule d’accéder l’espace piéton. « Depuis les attentats du 14 juillet 2016 à Nice, tout est fait pour apporter un maximum de sécurité aux sites. Et les ramblas font partie de ces lieux conçus, dès le départ, pour éviter toute intrusion d’une voiture bélier. Les aménagements urbains sont désormais soumis à une commission de sécurité très vigilante. Des éléments du mobilier urbain comme les jardinières sont désormais fabriqués en béton », a assuré le Capitole.

Des ramblas surélevées

Du côté de la station de métro Jean-Jaurès, point de départ des ramblas, trois marches devront être franchies pour accéder au terre-plein. Une surélévation infranchissable pour un véhicule. 600 mètres plus haut, c’est la statue de Pierre-Paul Riquet, dominant son Canal du Midi, qui fermera l’accès côté nord. Tout au long de la promenade, un talus végétalisé de 40 centimètres de haut servira de frontière entre l’espace piéton et les artères réservées aux véhicules motorisés. « Il sera impossible à franchir », précise la municipalité toulousaine.

Pour les accès plus larges, des blocs de béton sont toujours envisagés. Depuis le début de l’année, un millier d’installation de plots sur l’ensemble de la ville est à compter. Si ces plots ne proviennent pas d’une entreprise extérieure mais d’anciens chantiers comme celui du métro, cela ne permet pas à la mairie de pouvoir les installer de manière gracieuse. En effet, en additionnant le coût logistique et du personnel, il faut compter 90 euros par installation, soit 90 000 euros sur les huit derniers mois. La sécurité a donc un coût.