Quand les dealers appliquent leurs propres lois aux Izards !

Quand les dealers appliquent leurs propres lois aux Izards !

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Place des Faons Toulouse

Installé depuis des années dans le quartier d’enfance de Mohammed Mérah, les dealers mènent la vie dure aux riverains du quartier des Izards. Une situation plus que tendue illustrée par un message menaçant adressé aux riverains d’un immeuble, signé de « la direction », comprendre les trafiquants. De nouvelles lois semblent avoir remplacé celles issues du parlement. 

A Toulouse, les habitants du quartier des Izards sont pris en otages par les trafiquants de drogue et confrontés au quotidien aux menaces des dealers et à l’insécurité qu’ils ont installée en faisant des halls d’immeuble des véritables commerces de proximité consacrés à la vente de stupéfiants.

Mais depuis plusieurs jours, voire même plusieurs semaines, les résidents des tours situées aux 19 et 20 place des Faons, ne peuvent même plus appeler la police craignant les représailles des voyous et les risques physiques que pourraient encourir leur famille.

Selon La Dépêche du Midi, une femme aurait même été agressée après avoir fermé une fenêtre qui permettait aux dealers de s’échapper lorsque la Brigade Anti Criminalité intervenait dans le quartier.

Une « note de service », bourrée de fautes d’orthographe et intimant aux habitants de ne surtout pas collaborer avec la police, sous peine de représailles a même été placardée dans ces immeubles selon le journal local. Cette « note » disant en substance que pour toutes collaborations avec les services de police, « ils en assumeraient les conséquences ». A noter tout de même que les trafiquants remercient les habitants de leur compréhension.

Outre ce climat de peur, forçant ces gens à rester cloîtrés chez eux ou à sortir la tête baissée, les trafiquants de drogue ont également dégradé les parties communes de ces immeubles. Les néons lumineux ont été peints en noir pour tamiser la lumière et des tags ont été inscrits sur tous les murs. A l’entrée, les tarifs sont même affichés: « Menu du jour, shit, beuh, 5 à 10 € le gramme ».

JG