La justice autorise la réouverture de l’école coranique Al-Badr

La justice autorise la réouverture de l’école coranique Al-Badr

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Alors que le rectorat avait ordonné sa fermeture en 2016, l’école coranique Al-Badr du quartier Bellefontaine à Toulouse, a eu l’autorisation de la justice de rouvrir ses portes. Elle pourrait faire sa rentrée, le lundi 4 septembre prochain. 

Fermée depuis le début de l’année, le tribunal administratif de Toulouse a rendu, le 4 juillet dernier, deux jugements en faveur de l’école hors contrat du quartier Bellefontaine. Le rectorat de l’académie était pourtant l’instigateur de sa fermeture après un avis défavorable émit en 2016. Mais selon les juges, les motivations pour fermer cette école étaient insuffisantes et ils ont donc annulé l’interdiction d’ouverture de l’école Al-Badr, qui accueille une cinquantaine d’élèves de la sixième à la troisième.

La décision du rectorat se justifiait après inspection, que l’instruction dispensée au sein du groupe scolaire “n’était pas conforme au droit”. Des faits contestés par le directeur de l’établissement Al-Badr, Abdelfattah Rahhaoui. Aujourd’hui géré par deux autres responsables ayant présenté un projet éducatif différent, le tribunal administratif a donc donné son feu vert.

Pour l’occasion, l’établissement a décidé de changer de nom et se nommera désormais « Avicenne », en référence au philosophe et scientifique persan, de l’époque médiéval qui influencera grand nombre de savants musulmans.

L’école Al-Badr a donc l’autorisation de rouvrir dès la rentrée, lundi 4 septembre. Mais elle doit encore être soumise à l’avis favorable d’une commission d’hygiène et de sécurité de la ville de Toulouse. Le nombre d’élève qui réintégrera l’établissement n’est pas encore connu.

L’école Al-Badr et son directeur bien connu par la justice

L’école Al-Badr s’était déjà fait connaître par le passé. En décembre dernier, le tribunal correctionnel de Toulouse a ordonné la fermeture de cette école condamnant son directeur de l’époque à 2 mois de prison avec sursis pour des violences sur deux enfants de moins de 15 ans entre 2013 et 2014. S’en est suivi un bras de fer long de plusieurs mois, puisque malgré la condamnation de justice, l’école ouvrait encore ses portes jusqu’en février, en toute illégalité.