Grande Braderie de Toulouse. La parole est aux participants

Grande Braderie de Toulouse. La parole est aux participants

197
PARTAGER
Crédit photo : Infos-Toulouse.fr

Du jeudi 7 au samedi 9 septembre, nous avons pu assister à une logistique hors du commun dans nos rues : déviations, foule et étalages en plein air : la grande Braderie de Toulouse ! Les équipes d’infos-Toulouse n’ont pas fait défaut et étaient présent lors de cet événement.

Plus de 500 boutiques y concouraient, comment ne pas succomber au charme de pouvoir acheter plus, moins cher, déambulant par nos ruelles plus ou moins étroites et sinueuses? Tout comme l’acheteur, les commerces y trouvent leur intérêt : faire de la place, écouler les anciennes collections et les invendus de l’été, le tout dans un superbe alignement de « bac promo » aux prix bien bradés, alléchants . Cet événement étendu sur 3 jours aura certainement permis un chiffre d’affaire incontestable grâce à l’affluence parfois triplée de la clientèle par rapport à un jour de vente normal.

Mais qu’en est-il de la relation-client ? Nos commerçants toulousains se trouvaient certes enchantés de cette affluence, tombée à propos pour la période de rentrée des classes, et donc pour les achats en famille ; cependant ils mettent à l’honneur une relation privilégiée avec le client qui était bien évidemment ardue à soutenir avec autant de visiteurs. Visiteurs que, selon la plupart de nos vendeurs, l’on aurait multipliés si l’événement avait eu lieu un week-end comme l’an passé : « une braderie doit être le dimanche », nous avancent-ils. Mais le choix des jours de cette édition était « le fruit d’une concertation entre les organisateurs et les commerçants », nous confie le gérant d’un salon de thé.

La sécurité, grande problématique de la Braderie de Toulouse

Outre les acheteurs, les commerçants et les badauds, une présence policière accrue n’est pas passé inaperçue dans les rues marchandes et environnantes. Un vendeur nous déclare à ce sujet : « nous avons l’exemple du marché de noël de Berlin en 2016, frappé par un camion bélier, la sécurité est nécessaire, là, les rues ont été bloquées, les livraisons très encadrées et possibles seulement le matin, c’est une mesure de sécurité obligatoire. Une forte présence policière a été déployée, mais elle reste perdue dans la masse. »

Bien que la pluie ait pu gêner , le phénomène de la Grande Braderie reste dans l’ensemble une réussite : marge dans les commerces, comble dans les garde-robes, reste seulement à constater l’instauration de « petites frontières », symbolisées par les blocs de béton barrant les rues, dans un monde où les frontières nationales ou continentales ont tendance à disparaître. Tout un paradoxe.

C.P