Un nouveau commandant à la 11e Brigade Parachutiste de Toulouse

Un nouveau commandant à la 11e Brigade Parachutiste de Toulouse

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Le général Patrick Collet, nouveau commandant de la 11e Brigade Parachutiste.

La 11e brigade parachutiste de Toulouse connaît désormais le nom de son nouveau commandant. Il s’agit du général Patrick Collet, âgé de 53 ans. 

Après avoir été nommé chef de cabinet du général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, c’est à Toulouse, au siège de la 11ème brigade parachutiste, que le général Patrick Collet a pris ses quartiers, le 1er août dernier. « Il ne m’arrivera, d’ici ma retraite, plus rien d’aussi heureux, c’est un véritable aboutissement », explique-t-il à La Dépêche.

Père de cinq enfants, il est admis à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1984, à l’âge de 20 ans et rejoint ensuite l’École d’application de l’infanterie à Montpellier.
Quatre ans plus tard, le lieutenant est affecté au 9ème régiment de chasseurs parachutistes à Pamiers, dans la région. Chef de section de combat, il participe à plusieurs missions de courte durée en Nouvelle-Calédonie puis en Guyane, au Rwanda, à la Réunion et à Djibouti. Il est engagé en 2000 à Mitrovica dans le cadre de l’opération Trident puis en 2001 au Tchad pour l’opération Épervier.
Le 20 juillet 2005, il prend le commandement du 1er régiment de chasseurs parachutistes à Pamiers. Nommé colonel, il sert en Afghanistan à la tête de son régiment d’avril à septembre 2007.
Il est officier de la Légion d’honneur et titulaire de trois citations

De nouveaux moyens et de nouveaux défis pour la 11e brigade parachutiste

« J’arrive dans une brigade avec plusieurs défis qui s’offrent à moi. Nous changeons de parachutes, ce qui n’est pas rien pour des parachutistes, ensuite, nous allons avoir de nouveaux moyens lourds comme des véhicules blindés et nous changeons d’avions avec l’arrivée des A-400M », confie le général au quotidien.

La 11e brigade de parachutistes fait office de référence et d’exception en Europe. Les 10 000 hommes composant les rangs (8 500 actifs et 1 500 réservistes) sont sélectionnés par des tests physiques tous les ans. Bien que le siège soit basé à Toulouse, les 10 000 hommes sont dispersés en régiments à Tarbes, Pamiers, Castres, Carcassonne, Montauban et Calvi, en Corse.

Du côté des opérations, le général Collet souhaite une réorganisation de la mission Sentinelle, qui vise à protéger les lieux sensibles à une potentielle attaque terroriste, mais reste persuadé du bien-fait de l’opération.