Une soirée en solidarité aux victimes de Saint Martin, jeudi 14 septembre...

Une soirée en solidarité aux victimes de Saint Martin, jeudi 14 septembre à Toulouse

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Une semaine après le passage de l’ouragan Irma, tuant une dizaine de personnes sur les Iles de Saint Martin et Saint Barthélémy, la solidarité s’organise partout dans le pays. A Toulouse, une soirée est prévue jeudi 14 septembre au bowling des Minimes. 

Alors que le chaos règne toujours sur l’île de Saint Martin, après le passage de l’ouragan Irma le 6 septembre dernier, des initiatives solidaires ont lieu partout sur le territoire. Et Toulouse n’y manque pas. Jeudi 14 septembre, un « afterwork » est organisé au bowling des Minimes à partir de 19 heures. Les participants sont invités à venir y déposer des denrées alimentaires non périssables (riz, pâtes, conserves…), des vêtements, des produits hygiéniques et des packs d’eau afin de subvenir aux besoins essentielles de la population locale restée sur place.

Organisée par Bikarw Music, une association afro-caribéenne, connue pour organiser chaque année le Toulouse Tropical Beach, les dons récoltés partiront en camion à Paris, à la Maison de Saint Martin qui affrétera ensuite les lots sur l’île. Avec pour seul moyen, une communication basée sur les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille, l’association souhaite « sensibiliser les personnes les plus proche » confie André, un des organisateurs. Quelques pharmacies ont répondu à l’appel et ont dores et déjà promis de remettre des lots de produits hygiéniques et des fournitures pour enfants en bas âge.

La soirée sera animée, puisque 2 DJ sont attendus et qu’un bar sera ouvert le temps de la collecte. Un moyen, pour André, « d’aider et de passer un bon moment entre nous ». La catastrophe naturelle ne fera donc pas disparaître l’ambiance exotique si chère aux Antillais. « Saint-Martin a besoin de nous, on aide et on échange » conclu André.

Un flou entoure les Toulousains résidant à Saint Martin

Parmi les Toulousains possédant une résidence à Saint-Martin, la situation est critique. Peu d’informations circulent, les lignes téléphoniques étant en grande partie coupée avec le continent. Plusieurs d’entre eux sont sans nouvelle sur l’état de leur propriété ou la santé de leurs proches. Surtout que la situation sur le plan locale reste flou. Si la majorité des bâtiments a survécu à la tempête, la question qui demeure est de savoir s’ils résisteront aux pillages d’une partie de la population. Pendant une semaine, les pilleurs ont pris d’assaut les armureries et ont tenté de voler tout ce qui restait dans les maisons abandonnés et les commerces fermés, parfois allant jusqu’à tirer pour quelques larcins.

Contacté par Infos-Toulouse, un propriétaire s’inquiète de la situation : « les habitants sur place m’ont fait part de leur sentiment. Ils sont scandalisé par l’attitude du gouvernement. Rien n’a été fait a priori comme a posteriori jusqu’à la visite d’Emmanuel Macron, soit 7 jours après le passage de l’Ouragan« . Et les accusations de mensonges fusent : « On dit qu’il y a dix morts. C’est faux ! 7 000 personnes ont refusé de quitter leur maison sur les côtes où la mer est monté avec des vagues allant jusqu’à 8 mètres. » Autre mensonge présumé, le coût des travaux de réhabilitation : « Emmanuel Macron parle d’un milliard d’euros. Comment est-ce possible ? Donald Trump va déjà débloquer plusieurs dizaines de milliards pour la Floride alors que le cyclone avait déjà perdu de la puissance et a donc fait moins de dégâts. » La confiance des habitants pour le gouvernement a donc disparu.

Pour l’heure, la priorité est à la reconstruction. « Il n’y a plus de toits sur les maisons, il n’y a plus d’arbre, plus une fleure. L’essence manque, les pistes de l’aéroport viennent à peine d’être dégagées. Certaines personnes n’ont pas mangé depuis six jours. La situation est apocalyptique » décrit notre témoin. S’il assure ne pas trop se soucier de sa propriété, « je n’ai qu’une résidence secondaire, je m’inquiète plus pour ceux qui ont tout perdu, pour mon boulanger, mon maçon, ceux qui vivent sur place et qui n’ont plus rien« , ce Toulousain septuagénaire se rendra sur place dès que la situation le permettra pour aider les locaux à se remettre sur pied.