21 septembre 2001 : Toulouse se souvient d’AZF

21 septembre 2001 : Toulouse se souvient d’AZF

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Usine AZF route d'Espagne. 21 septembre 2001.

Comme tous les 21 septembre depuis 16 ans, les Toulousains ont rendu hommage aux victimes de l’explosion de l’usine AZF, coûtant la vie à 31 personnes et en blessant 2 500 autres.

Il était 10h17 un certain 21 septembre 2001, quand Toulouse a changé de visage. Dix jours seulement après les attentats perpétrés sur le sol américain, une gigantesque déflagration se fait ressentir dans la région. Un nuage jaune se forme, un stock de nitrate d’ammonium situé sur le site d’AZF vient d’exploser. Un vent de panique se fait ressentir dans la ville. Les fenêtres sont brisées, des personnes couvertes de sang se retrouvent hagards dans la rue, les écoliers sont confinés, les murs ont tremblés, rien ne sera comme avant. Dans la tête des témoins au premier instant : Toulouse vient de connaître un terrible attentat. Les chaînes TV locales interrompent leur programme et précisent progressivement l’origine et l’étendue des dégâts.

Un cratère d’une cinquantaine de mètres de diamètre a remplacé les vieux bâtiments contestés de l’usine pétro-chimique. Aux alentours, le paysage est lunaire. Le périphérique voisin ressemble davantage aux ruelles de Pompéi qu’à une 2×2 voies. Le magasin Darty jouxtant les lieux est en partie effondré. Les balcons sont fissurés et les vitres ont explosées dans un rayon de 3 à 5 kilomètres de l’épicentre du sinistre. Au total, 31 morts sont à déplorer et plus de 2 500 personnes sont blessées.

Vidéo : L’explosion ressentie en direct dans les studios de Radio Présence, situé à Saint-Cyprien, 3 kilomètres à vol d’oiseau du lieu de l’explosion.

Un recueillement sur l’ancien site d’AZF

Une minute de silence a été respectée, ce jeudi matin à 10h17. 16 ans jours pour jour, à la minute près. Des élus, des anciens salariés et des victimes se sont rassemblés auprès du mémorial dédié au souvenir de la catastrophe. Les noms des 31 personnes décédées ont ensuite été cités.

Plusieurs associations comme Les sinistrés du 21 septembre, se sont quant à elles rassemblées sur le rond-point portant le nom de cette date. Un rassemblement en ordre dispersé donc, symbolisant la fracture, visible lors du troisième procès qui s’est tenu en début d’année 2017 à Paris. L’arrêt de la Cour d’appel de Paris sera rendu public durant le mois d’octobre, et déjà une polémique enfle quant à la non-retransmission de l’événement. L’enjeu est de taille : il s’agit de s’avoir si  Serge Biechlin, l’ancien directeur de l’usine, et Grand Paroisse, filiale de Total et propriétaire du site au moment de l’explosion, sera condamné à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende comme l’a requis le procureur général, en mai dernier.