La ville de Toulouse candidate pour la nouvelle police de proximité

La ville de Toulouse candidate pour la nouvelle police de proximité

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Source photo : Wikipedia

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, s’est dit prêt à expérimenter la « police de sécurité du quotidien », autrement dite : la police de proximité, promise par Emmanuel Macron. Dans une lettre ouverte publiée le 15 septembre dernier, il a de nouveau demandé une augmentation du nombre de policiers.

Comme l’avait annoncé Emmanuel Macron, la police de proximité verra bien le jour et ce « dès la fin de l’année » selon le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. Cette police de la sécurité du quotidien est un dispositif crée en 1998 par Jean-Pierre Chevènement, permettant à de petits groupes de policiers de sanctionner directement les petites infractions. Le projet finit par être supprimé en 2003 par Nicolas Sarkozy après une visite à… Toulouse. L’ancien président de la république avait même rappelé à l’ordre les policiers : « Vous n’êtes pas des travailleurs sociaux et la police n’a pas vocation à jouer au rugby avec les délinquants !« . Aujourd’hui, c’est pourtant la Ville Rose qui compte parmi les villes pilotes de la police de proximité puisque depuis début juin déjà, une douzaine d’agents y ont étés répartis.

« Il s’agit de remettre les policiers sur le terrain » explique Gérard Collomb. A Toulouse, difficile d’y croire tant les effectifs sont faibles et le mécontentement se fait ressentir au sein de la police. Il faut dire que les manifestations policières ont étés nombreuses durant ces derniers mois… « Cette annonce de police de la sécurité du quotidien est prématurée » regrette Luc Escoda, du syndicat Alliance, majoritaire chez les gardiens de la paix de Toulouse. En 2010, des brigades spécialisées de terrain (BST) avaient vu le jour dans la ville pour contrer la délinquance et les trafics de stupéfiants. Résultat : « ces brigades se sont fondues dans les effectifs du service général pour pallier le manque de policiers » ironise un policier.

Reste donc à voir si ces nouvelles brigades arriveront à enrayer une délinquance toujours plus accrue à Toulouse et à combler le manque d’effectif dans la police.

L.N