Mohammed Z. condamné à 4 ans de prison pour le viol d’une...

Mohammed Z. condamné à 4 ans de prison pour le viol d’une étudiante polonaise

264
PARTAGER

Mohammed Z. a été condamné à 4 ans de prison pour le viol d’une étudiante polonaise dans le quartier Mirail-Université. Le procès s’est tenu jeudi 21 septembre dernier au tribunal correctionnel de Toulouse. 

C’est une nuit d’horreur qu’a vécu une jeune étudiante polonaise de 23 ans en avril 2015. Retrouvée hagarde et errante dans le quartier du Mirail, près de l’Université Jean-Jaurès, les investigations confirment rapidement le viol dont elle a été victime. Plus de deux ans après, le procès s’est tenu jeudi 21 septembre au tribunal correctionnel de Toulouse.

Âgé de 23 ans, Mohammed Z. a été trahi par son ADN et les caméras de vidéo-protection de la place Saint-Pierre et du métro. Sur ces images, les enquêteurs de la Sûreté départementale remarquent la jeune fille sur la place aux alentours de 23 heures, déambulant l’air étrange, probablement sous l’emprise de produits stupéfiants. Arrivée tant bien que mal dans le métro à la station Capitole, c’est soutenue par deux hommes, dont le suspect, qu’elle a été conduite jusque dans le quartier du Mirail. De là, Mohammed Z. la conduit dans un squat, tout près de la faculté. Lui aussi sous l’emprise de l’alcool, il aurait donc violé la jeune femme, alors inconsciente.

Mohammed Z. était-il à même de juger un consentement ?

S’il reconnait finalement le viol, « la jeune fille n’était pas en état de consentir à une relation sexuelle », rapporte La Dépêche, son avocat Me Pierre Debuisson plaide pour « un acte répréhensible mais isolé, intervenu à la suite d’une conjugaison d’événements susceptibles de nuancer sa responsabilité. À savoir qu’il était lui-même ivre, et par conséquent peu à même de juger de la capacité de la victime à exprimer un consentement ». Pour l’avocat, on ne peut pas « prouver qu’il l’a droguée dans la mesure où les expertises de détection du GHB n’ont pas été faites ».

Décrit comme «gentil et non violent par ses proches», le procureur de la République avait pourtant requis 5 ans de prison ferme à l’égard de l’individu. Les arguments de son avocat ont permis au prévenu d’écoper seulement d’une peine de quatre ans de prison ferme. La victime, rentrée depuis en Pologne, n’était pas présente.