Deux nouveaux camps de clandestins évacués à Toulouse

Deux nouveaux camps de clandestins évacués à Toulouse

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Image d'archive du squat des Arènes à Toulouse, mai 2017. Crédit photo : Infos-Toulouse

Deux camps de clandestins ont été évacués lundi 2 octobre. Une centaine d’individus ont été relogés par la mairie de Toulouse et les services de la préfecture de la Haute-Garonne. C’est le sixième camp démantelé depuis plus d’un an. 

La mairie de Toulouse et la préfecture de la Haute-Garonne ont procédé hier au démantèlement de deux nouveaux camps « précaires » situés dans l’impasse de Barthe et sur l’avenue de Lardenne. 112 personnes, en situation irrégulière, sont désormais en phase de relogement.

En conférence de presse lundi, Jean-Luc Moudenc s’est lui-même félicité d’avoir pris le problème des squats et des bidonvilles à bras-le-corps, ajoutant que « Toulouse est un modèle à suivre en la matière« . Effectivement, hier encore, ce sont deux campements de roms qui ont été évacués. Le démantèlement du camp de l’impasse de Barthe, en passe d’être détruit par mesure d’hygiène et de sécurité, a ainsi abouti au relogement de 77 personnes dont 29 enfants. Quant au 2, Avenue de Lardenne, ce sont 35 personnes dont 16 enfants qui ont accepté la proposition d’hébergement.

L’évacuation de ces squats s’est faite « sans tension » selon les services de police et les riverains en sont ravis. « On ne vivait plus normalement » racontent Evelyne et son mari à La Dépêche : nuisances, odeurs, feux de pneus, cambriolages… Des pétitions avaient même été envoyées à la municipalité de Toulouse… Du côté des associations humanitaires, le résultat est un peu moins positif : « Ce soir, on a compté que 35 personnes, dont 5 enfants et une femme enceinte restaient encore à la rue« . Pour la mairie de Toulouse en revanche, les explications ne se font pas attendre : « Ces familles ont refusé la proposition de relogement et ne sont pas volontaires pour entamer une démarche d’insertion comme cela est proposé par les services sociaux depuis 9 mois par le logement. Néanmoins, hier, on leur a proposé une solution dans le cadre de cette opération qu’elles ont refusée, notamment dans le cas de la maman enceinte« .

Après l’Île du Ramier, Montaudran, Les Izards, Les Arènes et Ginestous, c’est la sixième opération de ce type qui est menée. 1096 personnes ont déjà été prises en charge et relogés depuis moins de deux ans.