Un individu armé d’un couteau interpellé devant l’école Ricardie de Toulouse

Un individu armé d’un couteau interpellé devant l’école Ricardie de Toulouse

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Un individu armé d’un couteau a été arrêté mardi après-midi aux abords de l’école Ricardie à Toulouse. Le suspect, âgé de 29 ans a été placé en garde à vue afin d’éclaircir ses intentions. 

Deux jours après l’attentat au couteau à Marseille et surtout en plein procès des complices présumés de Mohammed Mérah, une inquiétude s’est manifestée chez les parents d’élèves de l’école Ricardie. Mardi 3 octobre, aux alentours de 17h30, un individu a été repéré en train de faire de grands gestes dans la rue, avec à la main… un couteau. Sans pour autant menacer qui que ce soit, les parents, ainsi que le personnel du Centre de loisirs associés à l’école ont immédiatement alerté les forces de l’ordre.

Prenant la menace au sérieux, les policiers sont rapidement intervenus et ont arrêté l’individu, âgé de 29 ans. En apercevant les agents, l’homme a pourtant tenté de se débarrasser de son couteau de cuisine, de type Laguiole. Il a reconnu par la suite, être le propriétaire de l’arme.

L’homme est un inconnu des services

Placé en garde à vue, l’homme n’est finalement pas connu des services de police. Il devra s’expliquer quant à son comportement suspect et la possession de cette arme à proximité d’une école du quartier Saint-Agne.

Le matin même, c’est l’école maternelle du quartier de Lardenne qui a été soulevée par un vent de panique. Les policiers et pompiers ont été appelés aux alentours de 8 heures, après que des riverains aient repéré un surpresseur, ressemblant à une bonbonne de gaz. Après intervention, les pompiers ont pu confirmer que l’objet abandonné était bien inoffensif. Les enfants confinés ont donc pu vivre le reste de leur journée de manière anodine.

A l’heure de la multiplication des actes et menaces de terrorisme, les Toulousains se souviennent encore de la période vécue après la tuerie de l’école Ozar Hatora, perpétrée par Mohammed Mérah. Des mesures draconiennes avaient alors été prises dans la région, avant que l’islamiste ne soit mis hors d’état de nuire. Le procès du frère, Abdelkader, et d’un ami de la famille se déroulant actuellement à Paris, « de nombreux souvenirs remontent dans nos têtes« , nous confie une mère de famille de l’école Ricardie.