Front National. Philippe Vardon était à Fronton jeudi soir

Front National. Philippe Vardon était à Fronton jeudi soir

1130
PARTAGER

Une centaine de personnes étaient attablées, jeudi soir à Fronton pour accueillir Philippe Vardon, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur et membre du Bureau politique élargi du Front National. Un rendez-vous qui s’inscrit dans le cadre de la refondation du parti de Marine Le Pen. 

Le Front National de Haute-Garonne continue de recevoir des personnalités majeures du mouvement. Après la présidente, Marine Le Pen, le 23 septembre dernier, c’était au tour de Philippe Vardon de se prêter au jeu du dîner-débat, jeudi soir, à Fronton. Un exercice nouveau pour le conseiller régional PACA, qui continue à prendre de l’importance au sein du parti, depuis son élection en décembre 2015 sur la liste de Marion Maréchal Le Pen.

Dans son discours, le Niçois a abordé les thèmes attendues pour l’occasion : la refondation du parti, la défense de l’identité et son travail au sein de la région dirigée jusqu’en 2016 par Christian Estrosi. Ce dernier, n’a d’ailleurs pas manqué de se faire huer à chaque évocation de son nom. Gestion de la ville de Nice, dont il est maire depuis 2008, clientélisme, mosquées -injustement appelées salle de prière- allouées aux islamistes de l’UOIF à des loyers très généreux, le responsable FN de la ville de Nice s’en est donné à cœur joie contre son meilleur ennemi, auquel il avait déjà dédié un livre en 2014 (L’Imam Estrosi, Editions Idées).

« L’absence totale de limite participe à la faillite actuelle de notre modèle de société ». Philippe Vardon

D’Estrosi à l’islamisme, il n’y a donc qu’un pas. Et Philippe Vardon n’a pas hésité à nommer « le péril qui menace aujourd’hui notre identité« . Après les attentats de Nice (2016) et de Marseille (2017) ayant frappé sa région, il a dénoncé la non application des dispositions légales envers les délinquants binationaux et les étrangers en situation illégale sur le territoire français, « qui auraient pu permettre d’éviter l’attentat de Marseille« , commis par un clandestin tunisien. Autre constatation de sa part, « les frontières extérieures disparaissent, remplacées par des frontières intérieures. Des clôtures de jardin publics, pour empêcher l’installation d’un camp de gens du voyage, aux plots de bétons barrant l’accès aux véhicules durant des événements publics« . Pour conclure cette séquence, Philippe Vardon en appelle au courage politique : « Tant qu’il y aura ne serait-ce qu’un seul français, qu’une seule famille française à la rue, nous ferons faire demi-tour aux bateaux remplis de clandestins« .

Enfin, la question de la refondation du parti était bien évidemment un axe important du débat. Philippe Vardon a insisté sur la question de la volonté en politique, rappelant le progrès fulgurant du mouvement patriote depuis l’arrivée de Marine Le Pen. « Qu’à ceux qui seraient tenté de raccrocher, les événements donnent davantage la volonté de se battre« . Et qu’importe que la candidate à l’élection présidentielle soit, comme elle l’a reconnu, passée à côté du débat de l’entre-deux tours, « si l’on m’avait dit, à l’âge de 14 ans, que Marine Le Pen serait au second tour en 2017, je n’y aurait pas cru. On se rapproche de la victoire !« . Finalement le message lancé, jeudi soir, portait autant sur l’espérance en l’avenir, qu’en la détermination à continuer le combat politique.

N.R