Rencontre avec La Cagoule, « graffeurs de France, pour la France »

Rencontre avec La Cagoule, « graffeurs de France, pour la France »

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Depuis quelques temps déjà, les membres d’un collectif de graffeurs pour le moins atypique partagent via leur page Facebook des photos de leurs peintures, ouvertement nationalistes et qui témoignent d’un grand amour pour la France et son histoire. Leur nom ? « La Cagoule »; en référence au surnom donné dans les années 1930 à l’Organisation Secrète d’Action Révolutionnaire Nationale (OSARN), un groupuscule d’extrême-droite fondé par Eugène Deloncle. Leurs nombreuses références, tour à tour historiques, politiques et culturelles, ont eu tôt fait d’éveiller la curiosité d’Infos-Toulouse. Quoique frileux vis-à-vis des médias, les membres de La Cagoule ont néanmoins accepté de répondre à nos questions.

Infos-Toulouse : Qui êtes-vous et combien de membres compte La Cagoule ?

La Cagoule : « Nous sommes trois peintres : Patrick Sebastos, Louis De Fusil et Julien. Nous formons le groupe La Cagoule avec lequel nous proposons du graffiti de France, pour la France. »

IT : Quand et comment est venue votre passion pour le graffiti ?

LC : « C’est à la fin des années 1990 que nous nous sommes lancés dans le graffiti « traditionnel » car cette esthétique nous plaisait. On s’inscrivait dans l’ambiance de cette période; à savoir le rap, le tag, la bière et la fumette… Ainsi qu’un certain goût pour l’adrénaline, puisque nous étions dans une démarche de dégradation du système ferroviaire et des rues de la ville. »

IT : À quel moment s’est exercée la transition entre un graffiti que l’on pourrait appeler « traditionnel » et un autre plus politisé ?

LC : « La vraie rupture a commencé lorsque nous avons découvert les idées d’Alain Soral avec Égalité et Réconciliation. Le bouquin L’Effroyable Imposture du Rap de Mathias Cardet (ed. Kontre Kulture) fût aussi intéressant car nous pouvions faire un parallèle avec le milieu du graffiti, qui finalement apparaissait à nos yeux comme égocentré et sans but. Pour nous, le message n’est pas le style comme il est coutume de le dire dans ce milieu (« style is the message« ) mais plutôt l’inverse : le style au service du message. Notre message étant de présenter notre magnifique civilisation française et son histoire. Nous voulons être dans la proposition et non pas dans la critique… C’est-à-dire mettre en avant des personnes ou des événements concernant l’histoire de notre pays et présentant des caractéristiques hors-du-commun. Ça peut être à travers leurs actes, des valeurs de courage, d’honneur, d’abnégation, de respect de la parole donnée, de virilité etc… »

Fresque en mémoire du boxeur français Marcel Cerdan.

IT : On remarque que malgré vos prises de positions, vous n’hésitez pas à peindre tous les supports qui se prêtent au graffiti (trains, voies-ferrées…) et non pas seulement des terrains vagues. Est-ce important pour vous de garder certains codes du graffiti traditionnel ?

LC : « Nous nous orientons de plus en plus vers le terrain pour pouvoir produire des peintures plus abouties et ainsi valoriser de manière plus importante les thèmes que nous présentons. De plus, nous avons un travail, des familles donc il est temps de laisser la place aux plus jeunes, en tout cas en ce qui concerne les activités illégales… Nous aimons le graffiti à la new-yorkaise mais nous avons opté pour une esthétique plus européenne, en nous inspirant d’affiches anciennes de France et d’Europe ou bien en regardant les vieilles publicités sur les bords de routes. Le graffiti à la New-Yorkaise constitue ainsi un départ mais pas l’arrivée… »

IT : Espérez-vous par vos graffitis attirer voire inspirer une jeune mouvance de graffeurs ?

LC : « Bien sûr, nous sommes en relation avec de jeunes graffeurs de Pologne et d’Ukraine où une petite scène nationaliste émerge et espérons que la France en prenne le chemin. »

IT : Avez-vous déjà croisé des personnes ne partageant pas vos opinions lorsque vous peigniez ?

LC : « Oui, tout le temps ! Mais jusqu’à présent aucun problème… Les gens ne comprennent pas les références ou alors font semblant de ne pas les comprendre et en général ils s’en foutent, il faut bien le dire ! Anecdotes : on peignait le Vercingétorix (voir photos – ndlr) et des petits gitans viennent nous féliciter ou bien alors deux blédards qui m’interpellent et disent que ça tue alors que l’on faisait le Duguesclin… Mais pas de violence ou quoi que ce soit. »

« Nos pères les Gaulois ont dû en combats sanguinaires. Défendre la beauté, la liberté de notre terre… »

IT : On sait que le graffiti (car faisant partie du mouvement Hip-Hop) ne compte pas beaucoup de nationalistes. Ne trouvez-vous pas cela un peu contradictoire d’utiliser une culture de gauche afin de diffuser des idées de droite ?

LC : « Nous, on ne fait pas de Hip-Hop et on en a rien à faire. On utilise des bombes de peinture pour diffuser des messages d’ultradroite. Les graffitis existent depuis la nuit des temps, marquer des messages sur des murs ce n’est pas l’apanage des gauchistes, c’est en tout cas ce que l’on veut démontrer… L’important est le message, pas l’outil permettant de véhiculer ce message… »

IT : Avez-vous d’autres projets en préparation ?

LC : « Nous avons lancé une nouvelle page Facebook : Furia Francese, qui présente des biographies de militaires français hors-normes et atypiques, souvent politiquement incorrects. Nous allons renforcer cette page qui nous tient à cœur et avons comme projet d’interviewer d’anciens combattants, pour ne pas oublier… Et bien sûr continuer à faire des murs !
Merci de vous être intéressés à nos peintures et nous souhaitons longue vie à Infos-Toulouse. »

Propos recueillis par L. Fandor

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