Sébastien Chenu (FN) était dans la ville rose pour parler de la...

Sébastien Chenu (FN) était dans la ville rose pour parler de la refondation du parti

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Sébastien Chenu à la tribune du FN31.

Sébastien Chenu était l’invité du Front National de Haute-Garonne, mardi 7 novembre à Toulouse. Devant 70 militants attablés, le porte parole du FN a témoigné de son début de mandat à l’Assemblée Nationale et a défini les grandes lignes de la refondation dans lequel s’est engagé le parti. 

Sébastien Chenu était l’invité de Julien Leonardelli dans la ville rose devant plus de 70 personnes. Après Marine Le Pen et Philippe Vardon, le porte parole du Front National était le troisième invité au défilé des cadres du parti dans le département. Principale motivation de sa visite : parler de refondation et de son début de mandat à l’Assemblée Nationale.

Prenant acte de la déception engendrée par la performance de Marine Le Pen lors du débat présidentiel, Sébastien Chenu a tenu à rassurer les militants sur la fiabilité de la présidente du parti. Pour le porte-parole, malgré une forme insatisfaisante, Marine Le Pen a démontré sa solidité sur le fond : « elle a été visionnaire, elle avait dénoncé le projet de baisse des APL ». Mais face à la mort du parti qui hante ses cadres, la nécessité de la refondation apparaît plus claire que jamais pour l’ancien adhérent de l’UMP. Il s’est donc attaché à présenter les grandes lignes de cette rénovation à venir.

Abordant l’organisation du parti, Sébastien Chenu a mis l’accent sur l’importance d’une crédibilité à acquérir. A ce titre, il a évoqué la question du changement de nom du parti, question longtemps tabou au sein des instances du parti, mais qui est depuis quelques mois considérée plus sérieusement. « Il faut faire preuve de logique politique pour assurer la continuité du parti. Les autres partis l’ont fait, on peut le faire aussi! » a t-il souligné. Le but de la manœuvre est claire : attirer tous les électeurs qui, s’ils sont attirés par le fond du programme, restent réticents à l’histoire du Front National. Pour ce faire, Sébastien Chenu table sur un gain substantiel de crédibilité. Face à l’insuffisance perçue quant à la préparation de la campagne présidentielle, il a invité à l’approfondissement des sujets les plus susceptibles de séduire l’électorat. « Il faut trouver les bons sujets, ceux qui touchent le plus grands mondes, qui peuvent également parler aux urbains, là où on n’a fait que 10% ». Manifestement, pour Sébastien Chenu, le futur du Front National n’est plus d’être exclusivement le parti de la France périphérique, mais aussi celui des métropolitains nouvellement ciblés.

Pour atteindre l’objectif des 50% aux prochaines élections, « le FN doit parler aux électeurs de droite comme de gauche, accueillir tous ceux qui ont vocation à nous rejoindre, nous ne devons pas nous replier ! » Dans cette optique, le Front National ferait office de grand parti patriote rassemblant les anti-mondialistes de droite et de gauche ; en somme, un prolongement de la stratégie longtemps prêtée à Florian Philippot. La refondation du mouvement est donc bien plus un renouveau des méthodes à employer qu’une métamorphose des fins idéologiques.

Les fondamentaux identitaires toujours d’actualité

En effet, la question identitaire a bel et bien été abordée. Allant directement au fond du sujet, Sébastien Chenu a plaidé pour une conception enracinée de l’identité « nous avons une histoire, des ancêtres qui ont combattu, des racines chrétiennes : nous venons de quelque part ! » C’est au nom de ce quelque part qu’il a manifesté son refus ferme « de l’invasion du halal, des mœurs qu’on nous impose. » Il a poursuivi en déclarant « Chez nous pas de burqa, pas de burkini et c’est comme ça ! » Tourné vers le futur, le porte-parole du Front National a tenu à témoigner de son vœu de voir le parti se pérenniser et devenir un acteur majeur et respecté du champ politique, et ce pour longtemps. « Ce que l’on défend nous dépasse, nos idées continueront d’exister après nous ».

Après avoir « brisé le plafond de verre à sept reprises » durant les dernières élections législatives, Sébastien Chenu siège depuis 5 mois à l’Assemblée Nationale. C’est là bas que jour après jour, le député du Nord affronte « la politique de destruction du Président Macron », marquée par « sa fascination pour l’UE ». Selon lui, le gouvernement met en place un processus de déconstruction dans le but « de couper le lien des Français à leur territoire, tout doit être flexible, adaptable, interchangeable ».

L’allocution qui a été délivrée par Sébastien Chenu nous informe de façon claire sur le cap que le FN s’est fixé : un parti crédible de gouvernement et d’opposition authentique rassemblant les patriotes de droite et de gauche opposés à au mondialisme représenté par Emmanuel Macron et ses alliés.

Le Front National de Haute-Garonne donne désormais rendez-vous à ses sympathisants le 20 novembre prochain pour accueillir le benjamin de l’Assemblée Nationale, Ludovic Pajot qui va à son tour répondre aux questions des adhérents.

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