Peine clémente pour le frère du chauffard de Blagnac jugé pour...

Peine [très] clémente pour le frère du chauffard de Blagnac jugé pour violence et menaces

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Le frère d’Abdellah B., le chauffard ayant renversé un groupe d’étudiants à Blagnac, vendredi, comparaissait, mardi soir, devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Il était accusé de violence et de menaces sur son colocataire. 

Rude semaine pour la famille. Après qu’Abdellah B. a été arrêté pour avoir sciemment foncé sur trois étudiants devant le campus d’IGS de Blagnac, son frère a quant à lui été interpellé plus tard dans la soirée de ce même vendredi 10 novembre. Il était accusé d’avoir frappé et menacé à l’aide d’un couteau son colocataire qu’il soupçonnait d’être « une balance ».

Interpellé, les policiers ont retrouvé sur lui une grosse somme d’argent liquide (autour de 3 500€), de la documentation islamique et un relevé d’identité bancaire au nom du Cercle de fraternité Musulmane -une association qui récolte des fonds dans le but de construire une nouvelle mosquée à Blagnac, but de l’opération : trouver 925 000€. Dans son appartement, les forces de l’ordre ont également trouvé une réservation pour se rendre en Arabie Saoudite.

Pratiquant d’un islam rigoriste, Samir B. avait connu son colocataire à la mosquée. Dans le box des accusés il a reconnu les faits de violence mais nié les menaces au couteau. « Je l’ai éclaté. Je n’ai pas eu besoin de couteau pour lui mettre la leçon qu’il méritait. » Après avoir passé le week-end en détention, le prévenu était jugé, mardi soir, en comparution immédiate. Le tribunal correctionnel a condamné l’individu à une peine contraventionnelle de 750 € pour des violences sans ITT et a été relaxé pour les menaces.

Le procureur avait pourtant requit 10 mois de prison dont 4 mois avec sursis et une mise à l’épreuve de 3 ans pour cet homme « impulsif » et au « comportement inquiétant ». De son côté l’avocate de la défense, Me Morgane Dupoux, a évoqué « un dossier  complexe où la religion n’a rien à voir dans cette affaire ». Le prévenu devra, en outre, verser 1 000 € au titre du préjudice à la victime.